La charge virale des échantillons doit être prise en compte

15.07.2008 à 10:00:00 |

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es notes d’information de la Direction générale de l’alimentation (DGAL) confirment régulièrement de « nouveaux » cas de blue tongue . Certains sont le fait d’infections anciennes passées inaperçues, d’autres relèvent des infections récentes liées à la reprise de la circulation virale. Durant l’hiver, la DGAL ne faisait pas de distinction mais, depuis juin dernier, elle montre une volonté de combler cette lacune. Sa dernière note, datée du 1 er juillet, spécifie que sur un total de 6 017 cas de fièvre catarrhale ovine répertoriés en France pour cette année, 13 sont de sérotype 8 et issus de la circ ulation virale .

Plus le cycle threshold est bas, plus la charge virale est élevée

Sur la page web que le Cirad ( Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement ) consacre à la maladie, une note sur la circulation virale du sérotype 8 en 2008 présente les résultats des analyses de reverse transcriptase polymerase chain reaction ( RT-PCR) réalisées par le laboratoire de référence de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa). Ils montrent que la charge virale dans les prélèvements a nettement augmenté depuis le 12 juin dernier.

Ces échantillons, précise la note, ont une valeur de CT ( cycle threshold ) inférieure à 25 qui représente une charge virale compatible avec une infection récente. Cette donnée quantitative ( qui correspond au nombre de cycles d’amplification du génome nécessaires pour mettre en évidence l’ARN viral) est, en effet, inversement proportionnelle à la concentration du produit nucléique cible : plus le CT est bas et plus la charge virale est élevée.

Dans un courrier publié sur le site Internet anglophone Promed-mail , Stéphan Ziantara (Afssa) apporte cependant une nuance importante en précisant que la valeur du CT de l’échantillon du cas récent de Saint- Pardoux (Corrèze) étant de 32, l’infection est plutôt ancienne. Il en serait de même pour le dernier cas dans l’Aveyron. Notre confrère précise que pour le moment, en 2008, le sérotype 8 n’a été isolé que sur quatre échantillons (en mars chez un bovin en Dordogne, en juin chez deux bovins dans la Sarthe, ainsi qu’un ovin dans le Pas-de-Calais). Les communications manquent donc encore un peu de concordance.

Actuellement, la circulation virale reste heureusement limitée, mais en avançant dans l’été, plus les résultats des analyses seront explicites (charge virale faible ou forte), mieux les acteurs de terrain pourront se faire une idée réaliste de l’épizootie.

M Bertrou

Extrait de La Semaine Vétérinaire 1323

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