L’interprofessionnalité pour l’essor des professions libérales

16.12.2011 à 06:00:00 |
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« Je pense à ce qui est avant tout une bonne nouvelle : la féminisation des professions libérales et l’aspiration à davantage d’équilibre entre la vie familiale et la vie professionnelle que réclament les hommes comme les femmes. Il y a ainsi de plus en plus de femmes vétérinaires. »

Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a intégré par ces quelques mots les évolutions de notre profession, lors des Assises des professions libérales, le 12 décembre 2011 au Palais d’Iéna à Paris, organisées par l’Union nationale des professions libérales (Unapl).

Une évolution « souhaitable de la société », mais qui interroge aussi sur la façon de travailler dans les années à venir, car « 1 femme exerçant une profession libérale sur 3 la quitte après 6 ans d’exercice. Ce chiffre doit nous alerter, car il reflète un gâchis insupportable », poursuit le chef de l’État.
Si l’Unapl travaille sur la question, il reviendra aussi à Frédéric Lefebvre, secrétaire d’État chargé notamment des PME, des Services et des Professions libérales, d’examiner les pistes. Un think tank des femmes au sein des professions libérales a d’ailleurs abouti à la présentation de 3 axes de propositions, présentés lors de cette journée.

Le chef de l’État a aussi profité de l’occasion pour faire le bilan des derniers mois avec les professionnels libéraux, à la veille des échéances électorales. « Vous êtes l’un des moteurs du dynamisme de l’économie et de la création d’emploi », a-t-il martelé, un message repris tout au long de la journée par les intervenants. « Vous travaillez beaucoup, vous vous plaignez peu », mais « ce n’est pas parce que vous vous plaignez peu qu’il faut que vous ne soyez pas entendus ». En cette période propice aux cadeaux, le contenu sera-t-il à la hauteur de l’emballage ?
L’interprofessionnalité est un élément souligné par tous les acteurs de ces assises. « Le concept des professions libérales est particulier, il y a des caractéristiques d’indépendance technique, de responsabilité personnelle, de titre protégé qui garantit la qualité au public, la morale professionnelle, le libre choix du praticien, a expliqué Jacques Barthelemy, avocat. Le titre protégé est dans l’intérêt du client, de l’usager. À l’inverse, il ne faut pas sombrer dans le corporatisme, il faut construire des instruments pour donner sa force au concept d’interprofessionnalité. » Un point appuyé par notre président : « Il faut lever les cloisonnements qui n’ont plus de raison d’être (…). Vous ne pouvez plus rester dans vos chapelles. Elles ont leur histoire, elles sont respectables, mais vous serez plus forts si vous êtes unis », a conclu Nicolas Sarkozy.

Marine Neveux

Pour l’intégralité de l’article, voir La Semaine Vétérinaire n° 1475 du 16 décembre 2011 en pages 14 et 15

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