L’indoxacarbe est le dernier-né de la saison 2012 contre les puces… des chats

19.06.2012 à 06:00:00 |
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L’indoxacarbe des spot-on Activyl® est une prodrogue inactive avant sa “bioactivation” par une estérase spécifique aux insectes.

Dans la grande famille des antipuces, le nouveau né s’appelle indoxacarbe (Activyl®, MSD). Dans cette famille, le vétérinaire a déjà en main les grands-pères (les organophosphorés), les grands-mères (les pyréthrinoïdes), le père (le fipronil), la mère (l’imidaclopride), les oncles (le pyriprole, le nitempyran), les tantes (la sélamectine, la moxidectine), le fils (le spinosad), la fille (la métaumizone), les cousins IGR (inhibiteurs de croissance des insectes) ou acaricides (amitraz). Il y a même les familles “rivales” avec la multiplication des génériques du fipronil (Frontline®) : 14 gammes concurrentes autorisées à ce jour, tous circuits confondus!
Dans cette famille nombreuse, qu’apporte de plus MSD (ex-Intervet) en lançant les spot-on Activyl® à base d’indoxacarbe, dans des indications pour le moment restreintes aux chats ? L’indoxacarbe est le chef de file d’un groupe d’insecticides inédits en santé animale : les oxadiazines. Son mode d’action insecticide est donc original (comme antagoniste des canaux sodiques), même s’il s’agit, comme pour la quasi-totalité des autres molécules, d’une neurotoxicité qui provoque la paralysie et la mort de l’insecte.

Un pro-insecticide inactif dans l’environnement

Mais surtout, l’indoxacarbe contenu dans les spot-on est une prodrogue inactive. Ce n’est qu’une fois ingéré par la puce que l’indoxacarbe devient actif, en étant métabolisé ou “bioactivé” par une estérase spécifique aux insectes.
Cette particularité confère au médicament une grande innocuité, notamment par rapport aux risques pour les animaux autres que les insectes (ici le chat), l’utilisateur ou même l’environnement. Seul le système enzymatique des insectes est capable de rendre “toxique”pour eux-mêmes l’indoxacarbe, en le privant d’un groupement carboxyméthyl.

Eric Vandaële

Extrait de La Semaine Vétérinaire n°1501 du 22 juin 2012 en page 21

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