L'entretien d'évaluation n'a pas la cote auprès des vétérinaires employeurs

16.09.2008 à 10:00:00 |

Plus de 62% des vétérinaires employeurs ne font pas passer d’entretien annuel d’évaluation à leurs salariés ! Certes, ce n’est pas une obligation légale et les statistiques montrent que cette procédure est plutôt utilisée dans les entreprises de plus de cinquante salariés. Mais tout de même. Pourquoi se priver de cet outil de management qui permet, aux di res de ses utilisateurs, d’améliorer ses relations avec son équipe, de motiver les troupes et de préciser les objectifs de la clinique pour l’année à venir ? D’autant qu’il a le vent en poupe. Selon un sondage paru dans le mensuel Liaisons sociales fin 2007, 80 % des directions des ressources humaines déclarent que l’entretien d’évaluation est leur outil favori.

Il semble impossible de convaincre en si peu de lignes ceux (18 %) qui jugent cet entretien tout simplement inutile. Mais il faut au moins rassurer les 45 % qui ne le proposent pas par manque d’expérience : sa mise en place n’est pas particulièrement complexe.

Première étape : établir un court formulaire qui regroupe le bilan des points positifs et négatifs du travail du salarié, ainsi que la liste des objectifs fixés à moyen et long termes. Il faut ensuite fixer un rendez-vous annuel ou mieux, semestriel, d’au moins une demi- heure, au calme, sans téléphone, à l’écart de toute intervention extérieure. Avant l’entrevue, employeur et salarié auront pris la peine de remplir le form u l a i re qui constitue une base de dialogue. Et le jour j, les voilà prêts pour discuter à bâton rompu.

Le but est double : réaliser le bilan de l’année ou du semestre écoulé et construire ensemble un plan de développement pour atteindre les objectifs définis. L’employeur doit alors envisager les formations possibles pour le salarié. Il fera d’une pierre deux coups, puisqu’il réalisera ainsi l’entretien professionnel qui, lui, est obligatoirement organisé au moins tous les deux ans pour définir les attentes et les besoins du salarié en matière de formation par rapport à ses compétences actuelles et attendues.

Les négociations sur une éventuelle prime ou augmentation individuelle de salaire ne sont pas nécessairement incluses dans la discussion. Enfin, avant de débuter l’entretien d’évaluation, mieux vaut rappeler que les propos ou les documents échangés sont confidentiels.

Alors, facile non ? Pour en savoir plus, rendez-vous dans les archives du site Internet de La Semaine Vétérinaire ( w w w. wkvet.fr) ou sur www. librairie- liaisons.com.

N Fontenelle

Extrait de La Semaine Vétérinaire 1326

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