L’école d’Alfort invite les praticiens à visiter son nouvel hôpital universitaire

26.11.2009 à 09:00:00 |
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Les confrères et les consoeurs d’Ile-de-France étaient conviés, le 19 novembre, à visiter le nouveau centre hospitalier universitaire (CHU) vétérinaire d’Alfort (Chuva), ouvert depuis un mois à peine.

Le directeur de l’école d’Alfort, Jean-Paul Mialot, le directeur des cliniques, Pascal Fayolle, et le directeur administratif et financier de la nouvelle entité, Franck Veyrier, ont présenté les installations de ce premier CHU totalement dédié à la clinique des animaux de compagnie, qui s’étendent sur 3 600 m2 sur trois niveaux.
En plus de satisfaire la curiosité des confrères franciliens, cette réunion professionnelle avait sans doute aussi l’objectif de les rassurer. La mise en route d’une telle superstructure a de quoi raviver les peurs d’une nouvelle concurrence. Aussi les responsables du Chuva ont-ils insisté sur la transparence de l’organisation de leur nouvel hôpital universitaire. Les flux de la clientèle seront désormais contrôlés grâce à la mise en place de consultations uniquement sur rendezvous. Le service des urgences, qui s’étoffe d’une unité de soins intensifs, ne se consacrera plus qu’aux vraies urgences.

Des comités consultatifs sont mis en place pour prendre l’avis des praticiens extérieurs

Quant aux tarifs, ils seront bientôt remis à plat, a promis Pascal Fayolle. Si les actes de base, assurés par les étudiants dans le cadre de leur formation (et ne pouvant prétendre à égaler en qualité ceux de praticiens expérimentés), resteront à bas prix, les tarifs des procédures recourant à des niveaux d’expertise supérieurs seront réévalués à la hausse. Egalement d’ici à la fin du premier trimestre 2010, une offre « carrée et fonctionnelle » d’accueil de cas référés sera mise en place pour les confrères. En outre, l’hôpital installe des comités consultatifs qui prendront en considération les avis des praticiens extérieurs. Une charte à l’intention de l’ensemble des usagers de l’hôpital vient par ailleurs d’être adoptée.
C’est donc toute l’organisation de l’activité clinique de l’ENVA qui a été refondée avec la création du Chuva. Regrouper en un seul centre des activités cliniques autrefois réparties sur toute l’école tient du challenge tant logistique qu’humain, a expliqué Franck Veyrie. Cet hôpital innovant aura encore besoin d’une année pour se roder et connaître son coût de fonctionnement. Jean-Paul Mialot n’a pas caché son espoir que le nouveau centre de référence de l’ENVA parvienne a minima à équilibrer son budget. Si la première mission du Chuva est bien la formation, il lui faudra aussi être rentable. Une exigence qui risque d’entretenir l’inquiétude des confrères du voisinage.

Michel Bertrou
Extrait de La Semaine Vétérinaire n°1382

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