L’assemblée de l’OABA se penche sur l’élevage intensif

13/04/2015 | Le Point Vétérinaire.fr
L’assemblée générale de l’OABA s’est tenue le 11 avril dernier à Paris au Cese, dont est membre Allain Bougrain Dubourg.
© © Marine Neveux
L’assemblée générale de l’œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs (OABA) s’est tenue le 11 avril dernier à Paris au Conseil économique, social et environnemental. L’élevage intensif et les abattoirs étaient au cœur des débats.

Une table ronde était organisée lors de l’assemblée de l’OABA dont la présidence est assurée par notre confrère Jean – Pierre Kieffer sur le thème de « l’industrialisation de l’élevage et de l’abattage des animaux : conséquences sur le bien – être animal et l’environnement ». 

Comme l’a rappelé Allain Bougrain – Dubourg, journaliste, président de la Ligue pour la protection des oiseaux, il y a une prise de conscience croissante au sein de la société. « On voit les médias s’ouvrir à ce thème sous l’angle de la santé, de la sécurité sanitaire » note Jean – Luc Vuillemenot, animateur de la table ronde. Aymeric Caron, journaliste poursuit, « l’angle souvent abordé est le sanitaire, car les gens sont d’abord intéressés par ce qui peut leur nuire directement. C’est intéressant, mais cela ne suffit pas, la question qui se pose est celle de notre évolution en tant qu’être humain, et elle passe par les autres espèces vivantes. Les gens qui mangent un steak veulent être totalement déconnectés de cette réalité et ne veulent pas savoir comment l’animal a été élevé et traité ». 

Une distanciation entre l’éleveur et le consommateur 
Anne de Loisy, journaliste, est auteure d’un document qui a alerté sur les pratiques d’élevage et d’abattage dans l’émission Envoyé Spécial. « On s’est basé au départ sur un rapport de la Cour des comptes qui n’avait pas été rendu publique. Nous avons mis en exergue des problèmes dans les abattoirs. Il n’y a pas assez de vétérinaires, de contrôles ante mortem et post mortem. Le constat est partagé par tous » détaille t-elle. « Les Français ne savent plus ce qu’ils mangent. Il y a une distanciation entre l’éleveur et le consommateur ». 
Quant à l’information du consommateur, « il est difficile de s’y retrouver dans les emballages. Il y a des labels, mais tous ne prennent pas en compte le bien – être animal. Le seul produit étiqueté en fonction du mode d’élevage, c’est l’œuf ». 

Un débat politique difficile
Le débat avance lentement dans la classe politique. Notre consoeur Geneviève Gaillard gère le groupe parlementaire sur l’animal qui rassemble 60 parlementaires. « Ces derniers se détachent pour la plupart de la cause animale. Les gouvernements sont confrontés à des lobbies monumentaux, comme on a pu le voir lors des discussions sur la loi biodiversité. C’est à se décourager » témoigne t-elle. 

Marine Neveux

Lire l’article complet dans La Semaine Vétérinaire n°1626 du 17 avril 2015

A lire aussi sur le même thème :
« Le vétérinaire doit être un porte-drapeau de démarches respectueuses de l’animal ». Entretien avec Geneviève Gaillard. La Semaine Vétérinaire n°1589 du 13 juin 2014.
Le statut juridique de l’animal de nouveau en discussion. La Semaine Vétérinaire n°1580 du 11 avril 2014.
 

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