L’antibiothérapie au carrefour de son destin

Michaella Igoho-Moradel | 04.05.2017 à 12:01:00 |
Plaquettes de médicaments
© Levent Ince - iStock

Face à la montée de l’antibiorésistance, la préservation des antibiotiques est une préoccupation majeure de santé publique. Le manque de coordination des États laisse toutefois place à une lutte asymétrique contre ce phénomène, malgré la multiplication des actions locales et internationales, à l’instar du plan ÉcoAntibio 2.

L’antibiorésistance en santé animale compromet l’efficacité des antibiotiques et constitue une véritable inquiétude pour les pouvoirs publics et les instances internationales, en raison de son lien étroit avec la santé publique. Plusieurs organisations internationales – l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) –, agences européennes – l’Agence européenne des médicaments (EMA), le Centre européen de contrôle et de prévention des maladies (ECDC) – et même nationale – l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) – appellent d’une seule voix à un usage raisonné des antibiotiques, dans le cadre de plans d’actions contre la résistance bactérienne ou pour l’adoption de l’approche “une seule santé”. Au niveau européen, la mobilisation ne faiblit pas, comme en témoignent les bons résultats des Pays-Bas et de la France, qui sont cités en exemple pour leur consommation contrôlée d’antibiotiques. Attendus sur cette question, des laboratoires pharmaceutiques vétérinaires annoncent vouloir développer des alternatives efficaces aux antibiotiques, qui représentent actuellement 35 % du marché de la santé animale, et misent sur la prévention. Mais la lutte contre l’antibiorésistance a aussi ses mauvais élèves, en raison notamment des pratiques intensives d’élevage en réponse à l’augmentation globale de la consommation mondiale de protéines animales. D’autres pays, tels que la Chine ou les États-Unis, avancent ainsi timidement sur ce terrain. À l’heure où la lutte contre l’antibiorésistance s’intensifie à l’échelle mondiale, ces constats peuvent laisser paraître une mobilisation à deux vitesses.

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 42-47 de La Semaine Vétérinaire n° 1718.

Michaella Igoho-Moradel
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