L'Anses appelle à la vigilance sur le pour-on Closamectin® et les colliers Seresto®

26.07.2012 à 06:00:00 |
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À travers 2 communiqués de presse adressés à la seule presse professionnelle, l'Anses invite les vétérinaires à la vigilance sur les effets indésirables de 2 spécialités récentes : les colliers Seresto® (Bayer) pour chiens et chats à base d'imidaclopride et de fluméthrine, et le pour-on Closamectin® d'ivermectine et de closantel pour bovins (AMM Norbrook distribuée par Merial).

Ces appels à la vigilance font suite à plusieurs cas déjà déclarés, mais ne sont pas associés à des mesures de gestion des risques. L'Agence nationale du médicament vétérinaire (ANMV) demande aux praticiens de lui déclarer les nouveaux cas dont ils pourraient avoir connaissance* avant de prendre « les [éventuelles] mesures qui s'imposent » : modifications des notices, ajouts de précautions d'emploi, etc.

Pour-on Closamectin® : des effets graves mais rares
Pour le pour-on Closamectin® commercialisé depuis l'automne 2011, les effets indésirables décrits sur 32 bovins, dont 11 cas mortels, sont donc graves mais rares (1/50 000), avec des symptômes neurologiques (ataxie, notamment), une perte de vision parfois irréversible, de l'anorexie, des troubles digestifs (diarrhée). Ces réactions sont suffisamment graves pour avoir conduit à la mort ou à l'euthanasie d'environ un tiers des cas déclarés. Ils évoquent une intoxication au closantel alors « qu'aucun surdosage ni léchage avérés n'ont été rapportés ». Le léchage est toutefois rarement observé entre bovins, alors qu'il s'avère suffisamment important pour permettre l'absorption orale des principes actifs des pour-on.

Seresto® : des effets peu graves mais fréquents chez le chat
Pour les colliers Seresto® commercialisés depuis le début de l'année 2012, les effets indésirables déjà enregistrés sont peu graves mais assez fréquents, avec une incidence environ 10 fois plus élevée chez le chat (1 cas pour 374 chats traités) que chez le chien (1 cas pour 3 030 individus traités). Le plus souvent, ces effets correspondent à des réactions locales bénignes (dépilation, érythème, prurit) telles qu'elles sont décrites dans la notice, mais elles sont, dans de très rares cas, plus sévères : brûlures, ulcères.
Chez le chien, les cas déclarés sont essentiellement des suspicions de manque d'efficacité du collier vis-à-vis des tiques (1 cas pour 1 691 chiens traités).

Éric Vandaële

* La télédéclaration des cas d'effets indésirables est possible à partir du site de l'ANMV

Pour en savoir plus, téléchargez les communiqués Anses du 20 juillet 2012
Closamectin pour-on solution pour bovins
Colliers antiparasitaires Seresto

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