L’alerte à la grippe partie du Mexique donne des frissons

30.04.2009 à 10:00:00 |

Entre cent et cent cinquante morts et près de mille six cents personnes contaminées ou suspectées de l’être, tel est le bilan de l’épidémie de grippe dressé par le ministre de la Santé mexicain, le 26 avril 2009. Depuis les premiers cas humains, qui auraient été détectés au Mexique fin mars et en avril, la maladie a rapidement progressé.
La sonnette d’alarme est tirée dès le 24 avril par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette dernière qualifie de « sérieuse » la situation. Son évolution étant « imprévisible », elle constitue « une urgence en termes de santé publique». Cette grippe a en effet un « potentiel de pandémie mondiale, même s’il est encore trop tôt pour dire si elle évoluera dans ce sens », a déclaré la directrice générale de l’OMS, Margaret Chan, le 25 avril.
L’inquiétude des experts est en effet motivée par le fait que le virus en cause – un nouveau virus d’influenza de sous-type H1N1 supposé d’origine porcine – a acquis la capacité de se transmettre d’homme à homme. La nouvelle souche identifiée résulte ainsi d’une recombinaison entre plusieurs virus influenza. Les résultats préliminaires des analyses génétiques effectuées par le Center for Diseases Control (CDC) d’Atlanta montrent que le nouveau virus comporte un segment de gène d’une souche humaine d’influenza qui circule en Amérique du Nord, un segment de gène d’une souche porcine d’influenza également en circulation en Amérique du Nord, deux segments de gènes d’une souche porcine qui circule en Europe et en Asie et un segment de gène d’une souche d’influenza aviaire.
La France n’est pas à l’abri d’une contamination. Une cellule de crise a été mise en place dès la mise en garde de l’OMS, le 24 avril, avec un numéro vert (01 45 50 34 60). La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a appelé « à la vigilance », le 26 avril, tout en demandant aux Français de « ne pas s’alarmer ». « La France est reconnue par la communauté internationale pour être l’un des pays les mieux préparés en cas d’épidémie, grâce notamment à son plan pandémie de grippe aviaire , assure la ministre. Les stocks de vaccins, d’antiviraux (33 millions de traitements) et de masques (1,5 milliard) sont conséquents. » En outre, la vigilance est renforcée dans les aéroports.

N Devos

Extrait de La Semaine vétérinaire 1358

En raison de l'évolution de cette maladie, la grippe mexicaine fera l'objet d'une série d'actus que vous pourrez suivre sur notre site.
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