L’Académie vétérinaire réaffirme le concept “One Health”

14.12.2012 à 06:00:00 |
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L’Académie vétérinaire de France a tenu sa séance solennelle le 6 décembre 2012, sous les lambris de l’Académie de médecine, présidée par… un vétérinaire, le professeur André-Laurent Parodi. Un lieu de choix pour une belle reconnaissance du concept « une seule santé ».

Une séance académique prestigieuse et dynamique, marquée par l’intervention de plusieurs confrères qui portent haut notre profession, mais aussi le lien indissociable entre la santé animale et humaine. Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll était présent, de même que Jules Hoffmann, le prix Nobel de physiologie et de médecine 2011, qui a présenté ses travaux sur la réponse immunitaire innée.

Selon notre confrère André-Laurent Parodi, le choix de ce lieu emblématique pour la séance solennelle illustrait bien « qu’il y a deux médecines, celle de l’homme et celle des animaux, pour assurer une seule santé ». Notre consœur Jeanne Brugère-Picoux, présidente de l’Académie vétérinaire, n’a pas manqué de mettre en avant notre profession, rappelant ses contributions essentielles à la santé animale et humaine au cours des décennies.

Un message martelé, pour « une prescription curative, de précision »
Stéphane Le Foll a poursuivi sur son élan des jours précédents, lors du congrès de l’Afvac-RNV, caressant de nouveau notre profession dans le sens du poil. Il est revenu sur le lien entre le modèle alimentaire et l’approche sanitaire, et sur son souhait d’une France leader de l’agro-écologie.

« La dimension sanitaire est importante, avec des principes sur lesquels il faut que nous puissions nous mettre d’accord », a rappelé Stéphane Le Foll, qui a de nouveau martelé sa volonté de passer d’une « logique d’assurance tout risque » à une « prescription curative, de précision ». Quelles en seront les modalités? « Nous devons participer aujourd’hui à une nouvelle révolution qui nous oblige à penser les choses différemment ». À suivre donc, à l’heure où le ministre ouvre aussi le débat sur le couplage prescription-délivrance. Se voulant rassurant, Stéphane Le Foll a en outre affiché son souhait d’intégrer les vétérinaires dans sa réflexion. « Nous ne sommes pas là pour montrer du doigt les erreurs qui ont été faites, nous avons besoin des vétérinaires sur le terrain et dans la recherche. J’ai besoin de votre expertise sur tout le débat qui sera lancé à la fin de l’année ». Et de conclure sur le principe de « logique de prescripteur, de précision », jusqu’à l’enseignement vétérinaire. Est-ce déjà pour préparer les futures générations à ne plus avoir que la prescription ?

Marine Neveux

Pour plus d’informations, voir La Semaine Vétérinaire n° 1520 du 14/12/2012 en pages 14 et 15

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