Influenza aviaire : modifications de l’arrêté relatif à la biosécurité

Stéphanie Padiolleau | 20.07.2017 à 12:01:03 |
Des canards en plein air
© ClarkandCompany – iStock

L’arrêté du 10 Juillet 2017 introduit la notion de dépistage obligatoire selon le type d’élevage et le niveau de risque.

Mis en application à partir du 1er septembre 2017, l’arrêté du 10 juillet 2017 relatif à la biosécurité dans les exploitations de volailles et d’autres oiseaux captifs impose de nouvelles obligations aux détenteurs d’oiseaux ainsi qu’aux intervenants en élevage. 

Dans le cas de volailles destinées à la reproduction, un plan commun de biosécurité pour toutes les exploitations impliquées sera nécessaire afin de tenir compte du risque accru d’influenza aviaire du couvoir à la commercialisation des reproducteurs. Il comportera un plan d’ensemble détaillant les différentes exploitations et unités de productions impliquées et leurs liens, avec les procédures prévues pour minimiser le risque lié aux flux animaux et humains, ainsi que les plans de biosécurité individuels à chaque exploitation. 

Un dépistage sérologique devra être effectué dans les élevages de palmipèdes reproducteurs ou futurs reproducteurs. La fréquence sera déterminée d’après une analyse de risque, mais au moins annuelle et effectuée entre mars et juillet. Un contrôle sérologique systématique devra également être effectué avant le transfert des futurs reproducteurs vers leur site d’exploitation. 
Lorsque le niveau de risque vis à vis de l’influenza aviaire sera modéré ou élevé, un dépistage virologique préalable au mouvement (moins de 5 jours) sera nécessaire avant le transfert de lots de palmipèdes élevés en plein air entre deux exploitations, en fonction de la distance entre l’exploitation d’origine et celle de destination. 
Les conditions d’assainissement des lisiers, des fumiers et des fientes sèches sont également précisées. Les dispositifs d’alimentation des palmipèdes élevés en plein air devront être facilement à nettoyer et désinfecter, et couverts d’un toit s’ils sont situés à l’extérieur des bâtiments. 
La distinction entre zone publique et zone d’élevage professionnelle devra être matérialisée et clairement indiquée dans les exploitations. Les détenteurs de volailles devront prévoir un plan de circulation permettant la sécurisation des activités d’élevage, et auront l’obligation d’être présents ou représentés pour le chargement et le déchargement d’oiseaux vivants. Ils devront également s’équiper de moyens de signalisation afin d’informer les visiteurs du risque sanitaire en cas de suspicion ou de confirmation d’influenza aviaire. 

Stéphanie Padiolleau
1 commentaire
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abdelmoumin khedri le 20-07-2017 à 14:06:14
Merci pour l'information
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