Grippe aviaire: le virus de sous-type H7N7 hautement pathogène est détecté en Angleterre

13.06.2008 à 10:00:00 |

L

e Royaume-Uni a officiellement notifié à l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) un foyer d’influenza aviaire hautement pathogène, de sous-type H7N7, le 5 juin dernier. L’élevage touché compte vingt-cinq mille poules pondeuses et se situe à Shenington, près de Bandury, dans le comté de l’Oxfordshire (centre de l’Angleterre). La veille, les autorités britanniques indiquaient que la souche H7 du virus détecté était bien de nature hautement pathogène et qu’il restait à déterminer le type de neuraminidase impliqué.

Des zones de contrôle et de protection sont en place autour de l’exploitation concernée dont le cheptel a été abattu en totalité. Dans la zone de contrôle, d’un rayon de 3 km, les autres volatiles doivent être confinés ou protégés des oiseaux sauvages par des mesures appropriées. Les premières investigations épidémiologiques menées dans l’élevage révèlent que, le 22 mai dernier, des signes cliniques « légers » ont été observés chez les poules. Puis, le 31 mai, ces symptômes sont devenus beaucoup plus « marqués » , avec un taux de mortalité atteignant les 40 %.

Le H7N7 HP cette année, le H5N1 HP l’an dernier

C’est la première fois qu’une forme hautement pathogène de ce sous-type est identifiée outre-Manche. Selon un communiqué du Département de l’environnement, de l’alimentation et des affaires rurales (Defra) britannique, les sous-types H7 ne se transmettent pas aisément à l’homme et les infections humaines sont dues à un contact étroit avec les animaux malades. Toutefois, la prudence reste de rigueur. En 2003, lors de l’épizootie d’influenza aviaire hautement pathogène aux Pays-Bas, également due au sous-type H7N7, un vétérinaire est décédé à la suite de l’infection et près de quatre-vingts personnes ont été contaminées, souffrant le plus souvent de conjonctivites. L’épizootie néerlandaise a par ailleurs entraîné la destruction de trente millions d’oiseaux et a coûté cent cinquante millions d’euros.

Pour la deuxième année consécutive, le Royaume-Uni doit donc faire face à la contamination d’élevages par une forme hautement pathogène de la maladie. En février 2007, le virus H5N1 HP a débarqué dans une exploitation de dindes, dans le comté du Suffolk (est du pays). L’origine de la contamination, même en l’absence de confirmation officielle de la part des autorités britanniques, a été attribuée à des importations en provenance de Hongrie (pays touché par un foyer le mois précédent) où le propriétaire de l’élevage possédait des filiales. En novembre de la même année, deux autres foyers domestiques dus au même virus ont été recensés dans des exploitations situées à cheval sur les comtés du Norfolk et du Suffolk.

Concernant le foyer actuel, l’enquête épidémiologique ne fait que commencer...

N Devos

Extrait de La Semaine Vétérinaire 1319

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