Exercice, un diplôme menacé ?

12.01.2012 à 06:00:00 |
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La question de l’évolution du cursus doit se poser au regard de ce qui a été tenté par le passé : la profession saura-t-elle en tirer les leçons ?

Voilà le décor planté par Rémi Gellé (Syndicat national des vétérinaires d’exercice libéral) lors du congrès de Lyon en décembre 2011. Il explore ainsi plusieurs pistes.

Qu’est-ce qui a peu ou mal fonctionné ?

• Le recrutement de fils et de filles d’agriculteurs.
• Recruter majoritairement en France, en s’affranchissant des règles européennes et de l’esprit de cohérence LMD (licence, master, doctorat), qui aurait permis aux diplômés qui le souhaitent de poursuivre dans un autre domaine.
• Considérer les classes préparatoires comme la voie royale : ce système est peu connu dans le reste du monde et l’excellence n’est plus une évidence (ce n’est pas ce que les employeurs recherchent).
• Le rapprochement avec l’enseignement supérieur agricole (avantage de la mixité, mais peu d’évolution au regard de l’employabilité des étudiants).
• Le problème crucial du manque de moyens des ENV : le financement dépend surtout de l’État et des régions, ce qui constitue une source d’inquiétude pour l’avenir en ces temps de rigueur budgétaire.
• Le manque de moyens humains bien en deçà du ratio européen de 9 enseignés pour 1 enseignant-chercheur.

Quelles recommandations ?

À la suite du congrès de Bordeaux, en octobre 2010, un comité de haut niveau a été mis en place. Au regard de 2 constats, un certain nombre de recommandations ont été émises :
1er constat : faire évoluer l’architecture de la formation des étudiants dans un contexte international. La fuite des étudiants à l’étranger est un vrai problème et l’attractivité de l’excellence de la formation française devient un mythe. Par conséquent, le défi consiste à mettre sur le marché des professionnels compétents, capables de s’adapter aux besoins du marché.
Recommandation 1 : s’interroger sur les classes préparatoires. Une commission va revoir le programme des classes BCPST (Biologie, chimie, physique et sciences de la Terre).
Recommandation 2 : accréditer les écoles vétérinaires afin d’assurer un niveau d’enseignement et de limiter les mouvements européens.

Orianne Hurstel

Pour plus d’informations, voir La Semaine Vétérinaire n° 1478 du 13 janvier 2012 en page 17

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