Étude sur le temps de travail

03.01.2012 à 06:00:00 |
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Le temps partiel a été étudié à la loupe lors de l’atelier SNVEL/Valovet organisé le 2 décembre 2011 dans le cadre des rencontres syndicales à Lyon et présenté par notre confrère Laurent Jessenne.

Un questionnaire a été envoyé aux employeurs et employés : 848 réponses étaient exploitables, parmi elles 425 employeurs et 423 employés (176 vétérinaires, 6 collaborateurs libéraux et 241 non-vétérinaires). Au-delà du temps de travail, les questions portaient sur l’organisation de la clinique, la rémunération, la satisfaction, la formation et l’évolution de carrière. Il s’agissait de déterminer notamment si le temps partiel était subi (pour 50% des personnes interrogées : choix de l’employeur, marché de l’emploi, contraintes) ou choisi (pour 30% des personnes interrogées : temps libre, choix de vie).

Si plus de la moitié des structures vétérinaires ont au moins un temps partiel, il ne se dégage pas de tendance socio-économique forte quant au profil type du collaborateur à temps partiel. Du fait des horaires d’ouverture des cabinets (48 heures en moyenne par semaine sur 6 jours pour 90% des cabinets), 1/3 des temps partiels sont également saisonniers.

Les motifs d’embauche à temps partiel se font, pour 64% des employeurs, pour des raisons d’organisation du cabinet ou de la clinique. En moyenne, les salariés à temps partiel ont un forfait jour de 101 jours par an, équivalant à un temps hebdomadaire de travail de 18,3 heures pour les vétérinaires et de 20 heures pour les ASV.

14% des employeurs ont un avis négatif sur le temps partiel et 56% des cabinets ont du mal à recruter à temps partiel, quelle que soit l’activité (canine, rurale, mixte), le profil le plus rare étant le vétérinaire confirmé à temps partiel. D’ailleurs, les temps partiels ont diminué de 10% en 10 ans. Les motifs d’insatisfaction sont nombreux : faible reconnaissance, faibles niveaux de rémunération et perspectives de carrière limitées. 34% seulement des vétérinaires à temps partiel ont plusieurs employeurs, chiffre qui tombe à 17% chez les non-vétérinaires.

Dans l’ensemble, seuls 18% des vétérinaires ont véritablement fait le choix du temps partiel pour diverses raisons, mais la majorité d’entre eux aspire à passer en libéral.

Orianne Hurstel

Pour plus d’informations, consulter l’étude détaillée

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