Etat des lieux de l’antibiorésistance en Europe en 2009

27.07.2011 à 06:00:00 |
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Un rapport de l’Union européenne, établi conjointement par l’EFSA et l’ECDC, fait état des résistances aux antimicrobiens des bactéries rencontrées chez l’homme, chez les animaux et dans l’alimentation.

Ces données concernent des bactéries pathogènes zoonotiques, Campylobacter et Salmonella, et deux familles contrôlées uniquement chez les animaux, utilisées comme indicateurs de résistance de la flore bactérienne d’animaux sains (E. coli et Enterococci).

Campylobacter :
- chez les humains, des niveaux élevés de résistance à la ciprofloxacine (47 %), à l'ampicilline (43 %) et à l'acide nalidixique (40 %) sont relevés. La résistance à l'érythromycine était faible (3,1 %) ;
- chez les animaux, les niveaux de résistance à la ciprofloxacine sont élevés : 46 % pour Campylobacter jejuni et 78 % pour Campylobacter coli chez les poulets, 50 % pour Campylobacter coli chez le porc.

Salmonella :
- chez l’homme, la résistance aux antimicrobiens courants (ampicilline, tétracycline et sulfonamide) est modérée (environ 20 %), et inférieure à 10 % pour les fluoroquinolones et les céphalosporines de troisième génération ;
- chez les animaux, des niveaux élevés de résistance à l'ampicilline, à la tétracycline et au sulfonamide sont notés chez les porcs et dans la viande porcine (47 à 60 %), le bétail (37 à 40 %) ainsi que la viande de poulet (27 à 33 %). La résistance à la ciprofloxacine chez les poulets et dans la viande de poulet est plus modérée (environ 20 %).
 
L’indicateur E. coli, contrôlé dans la viande et chez les animaux uniquement, montre des niveaux élevés de résistance à la tétracycline, à l'ampicilline et au sulfonamide (entre 20 et 64 %), 47 % à la ciprofloxacine chez les poulets et 12 % chez les porcs.

Pour Enterococci, le niveau habituel de résistance est observé dans le cas de l’érythromycine et des tétracyclines (22 à 90 %) chez le porc, le poulet, et plus faible pour les ruminants. Une résistance à la vancomycine continue d’être détectée, bien qu’à des niveaux très faibles (0,2 à 2 %).

Stéphanie Padiolleau

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