13/03/2009 | Le Point Vétérinaire.fr

Ensemble, la céfalexine et la kanamycine agissent plus vite, plus fort, plus longtemps

La définition de la synergie, c’est 1 + 1 = 3. Pourtant, fort peu d’associations d’antibiotiques ont pu démontrer qu’elles étaient synergiques sur cette base. Généralement, la plupart des associations dites, à tort, synergiques reposent au mieux sur un effet “additif” (1+1=2) et le plus souvent sur une simple “indifférence” (1+1=1), ce qui garantit déjà l’absence d’antagonisme (1+1<1). Fréquemment, l’argument essentiel est celui de l’élargissement du spectre d’activité contre les agents pathogènes mammaires: un antibiotique actif contre les germes Gram positif (souvent une ß-lactamine) est associé à un autre actif contre les germes Gram négatif (un aminoside ou de la colistine).

Une synergie testée dans le lait et à différents ratios

Le nouvel intramammaire de Boehringer Ingelheim, Ubrolexin®, associe ainsi dans une seringue deux antibiotiques bactéricides : la céfalexine, une céphalosporine de première génération, et la kanamycine, un aminoside méconnu.
Mais le laboratoire ne s’est pas contenté de constater cet élargissement évident du spectre d’activité, il a surtout démontré une synergie contre cinq agents pathogènes: Staphylococcus aureus, Streptococcus uberis, dysgalactiae, agalactiae et E. coli. L’association permet ainsi de diminuer les concentrations minimales inhibitrices (CMI) par rapport à celles de la kanamycine et de la céfalexine seule. En outre, la plupart des études d’activité de l’association ont été réalisées non seulement au ratio 1,5/1 de la formulation (200 mg de céfalexine pour 133 mg de kanamycine), mais aux différents ratios de l’association observés in vivo dans le lait après l’administration (1,25/1 trois heures après, 1/2,3 six heures plus tard).

Seulement deux seringues à 24 heures d’intervalle

Les nombreuses cinétiques de bactéricides permettent de conclure que l’association présente, aux différents ratios, une action plus rapide, plus intense et aussi plus longue que les antibiotiques seuls. La vitesse de bactéricidie (dose dépendante) est plus élevée. La totalité des agents pathogènes étudiés est éliminée en quelques heures (jusqu’à douze vis-à-vis de Streptococcus uberis), ce qui est rarement le cas avec les antibiotiques seuls. Il n’est pas observé de recroissance après douze à vingt-quatre heures, alors que ce phénomène est fréquemment noté avec un seul antibiotique. En outre, le laboratoire mise sur un effet postantibiotique de plusieurs heures pour justifier un schéma posologique qui ne comprend que deux administrations espacées de vingt-quatre heures. Le temps d’attente dans le lait est alors de cinq jours (dix traites).

E Vandaele

Extrait de La Semaine Vétérinaire 1350

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