Enseignement rural à Metz : s’il n’y avait qu’Alfort…

07.10.2010 à 06:00:00 |
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Une école “Metz-Alfort” et une formation rurale commune aux quatre ENV sur le site lorrain sont les deux scénarios retenus par le Conseil général de l’agriculture, sous condition d’une réforme du cursus.

Le rapport du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER)* sur « l’opportunité de créer un nouveau pôle de formation et de recherche vétérinaire à Metz, pour former davantage de vétérinaires pour le monde rural » propose quatre scénarios pour arriver à ses fins. Les deux derniers sont particulièrement mis en exergue, car ils « répondent à l’ensemble des contraintes ». Il s’agit, comme nous le révélions dans nos éditions précédentes, du transfert de l’enseignement rural de l’école d’Alfort sur le site de l’ancienne base aérienne de Metz, mais également de la mutualisation des activités “rurales” des quatre écoles sur le même site.

Pour aboutir à ces formidables conclusions, les auteurs du rapport, qui ne sont pas à une contradiction ou approximation près, ont compilé les rapports sur l’enseignement vétérinaire réalisés depuis une dizaine d’années et recueilli quelques avis autorisés, comme celui du président de l’Ordre, Christian Rondeau. « Il faut d’urgence un “électrochoc” pour redonner une dimension internationale au dispositif français de formation actuellement cloisonné autour de chacune des quatre écoles situées sur le territoire national », déclare notamment ce dernier. Conclusion des rapporteurs : il faudrait dès à présent former chaque année quelque 500 nouveaux vétérinaires français en France, soit 80 de plus qu’actuellement. Cet objectif apparaît d’autant plus prudent que, selon eux, d’une part aucun signe de saturation des débouchés n’apparaît dans les diverses filières d’emploi (y compris en canine…), la filière rurale étant notoirement déficitaire, et d’autre part presque aucun vétérinaire étranger ne prépare son diplôme dans les écoles françaises. Ce serait plutôt l’inverse puisque, découvrent-ils, « environ 40 % des nouveaux praticiens inscrits à l’Ordre des vétérinaires, ces dernières années, ont été formés en Belgique ». Ils rappellent également que tous les pays occidentaux diplôment chaque année 1 vétérinaire pour 100 000 habitants. Or la France s’en tient à 420 diplômés, au lieu des 640 auxquels conduirait ce ratio démographique. Conséquence mathématique : il y a un déficit de vétérinaires formés en France.

Nicolas Fontenelle

Télécharger le rapport de la CGAAER
Pour en savoir plus, lire La Semaine Vétérinaire n° 1420 en pages 12, 13 et 14

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