Ecole vétérinaire à Metz : l’union sacrée des élus mosellans

28.09.2011 à 06:00:00 |
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Le “hasard” veut qu’à la veille de la conférence de presse programmée le 23 septembre 2011 par Dominique Gros, maire PS de Metz, en Moselle, pour faire le point sur son projet de création d’une 5e école vétérinaire sur le site – bientôt libéré par la Défense – de la base aérienne de Frescaty, le directeur de cabinet de Bruno Le Maire écrivait pour signifier que cette hypothèse « n’est pas d’actualité ».

Dans le même temps, la préfecture de la Moselle se fendait d’un communiqué précisant que « jamais le président de la République n’avait promis une école vétérinaire sur la BA 128 ». Déjà, il y a un mois, le ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Pêche avait fait savoir, en réponse à une interpellation des sénateurs socialistes mosellans, qu’avant d’envisager la création d’une 5e école, il fallait déterminer les orientations stratégiques du cursus vétérinaire.
Exit donc cette possibilité de reconversion des 350 ha de la base sur laquelle le maire de Metz entendait porter un projet, présenté par Michel Franck, professeur à VetAgro Sup, qui nécessitait un investissement de l’ordre de 70 millions d’€ sur quatre ans, auxquels s’ajouteraient 17 millions de crédit de fonctionnement annuel ?

« Le président Sarkozy doit rendre des comptes et faire face à ses responsabilités »

Le 23 septembre 2011, l’ensemble des élus messins, toutes couleurs politiques confondues, entouraient le maire de Metz pour maintenir leur volonté que ce projet aboutisse et pour rappeler les engagements du chef de l’Etat de compenser, notamment par la relocalisation à Metz de 1 500 emplois civils relevant de la sphère publique, les pertes – environ 4 000 personnes civiles et militaires – liées aux restructurations de la Défense.
Dominique Gros, en aparté, a reconnu que la suggestion émise par le CRO de Lorraine de mettre en place une formation par alternance « était de nature à conforter le projet dans son ensemble ». Il y ajouterait l’hypothèse d’ouvrir également une formation de techniciens sanitaires (bac + 2).
En attendant, Aurélie Filippetti, députée PS, dénonce « l’abandon par le gouvernement de ce projet d’école vétérinaire », estimant « qu’une fois encore, la Moselle est sacrifiée ».
Pour Marie-Jo Zimmermann, députée UMP, « le président Sarkozy doit rendre des comptes et faire face à ses responsabilités ».

Pascal Ambrosi

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