Directive “services” : « La France mène un combat d’arrière-garde »

01.04.2010 à 09:00:00 |
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Pour la première fois en France, un vétérinaire exerce dans une clinique sous l’enseigne d’une société anglaise : Merry Vets.

« Merry Vets, le must pour votre companion. » Une enseigne et un slogan à consonance anglaise s’affichent sur la façade de la clinique installée, depuis novembre 2009, dans un quartier de l’ouest toulousain, par Michel Gourmelon. Une enseigne qui intrigue la profession car, pour la première fois en France, un vétérinaire travaille dans le cadre d’une société anglaise, alors que la directive “services” n’est pas encore transposée en droit français.

Une société londonienne, des locaux toulousains

Que se cache-t-il donc derrière la façade verte de cette structure vétérinaire conçue comme une boutique ? Un lieu plutôt accueillant où attend un vétérinaire bien français. Œil malicieux et allure décontractée, le praticien ne le nie pas : il s’agit bien des locaux d’une société anglaise qu’il a créée lui-même outre-Manche. « J’exerce dans le respect de la législation française, en tant que libéral, comme tous mes confrères. Simplement, je loue les locaux à la société Merry Vets, comme le font beaucoup de praticiens dans le cadre d’une SCI, par exemple. » Un statut que Michel Gourmelon aimerait faire évoluer, persuadé que la France s’empresse de faire traîner l’application de réglementations d’ores et déjà opposables partout dans l’Union européenne, selon lui. « J’aurais voulu pouvoir devenir, à Toulouse, salarié de ma propre société, montée à Londres. Mais cela n’est pas encore possible. Et je ne comprends pas pourquoi, car nous y viendrons, c’est inéluctable. Ne menons pas des combats d’arrière-garde. »

Marc Pouiol
Pour plus d’informations, voir La Semaine Vétérinaire n° 1399 du 2/4/2010 en pages 12 et 13

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