Deux vétonautes sur trois estiment que la crise touchera leur activité

13.11.2008 à 10:00:00 |

« Ma petite entreprise connaît pas la crise », pourraient fredonner quelques vétérinaires avec Alain Bashung. 18 % des vétonautes assurent en effet que la crise actuelle n’a pas de prise sur leur activité. Heureux soient - ils!

Mais qui sont - ils? « Ceux qui prétendent que la crise n’aura pas d’impact sont peut-être des libéraux conjureurs de sort, ou des Témoins de Jehova, ou encore des fonctionnaires… », suggère avec malice un praticien auvergnat. Bonne pioche ! L’un des vétonautes qui a donné cette réponse l’a assortie d’un c ommentaire lapidaire : « Fonctionnaire. » Ce n’est pas un canular, puisque son adresse électronique se termine en “agriculture . gouv. fr” !

Mais gardons- nous de la caricature. Et soyons juste avec ceux qui estiment que la crise n’a pas d’impact sur leur activité. Lorsque ce sondage a été soumis aux vétérinaires sur le site WK-Vet.fr (semaine du 10 octobre), la crise commençait simplement à pénétrer « l’économie réelle ».Nos gouvernants et nos banquiers nous le disaient dès le mois de septembre : la crise est d’abord monétaire. Le choc ne devait affecter que la planète financière, l’économie “irréelle”.

Voici donc un nouveau concept économique, « l’économie réelle ». La bourse, les produits financiers ne sont que fiction ? C’est bien connu, le monde des capitaux est un territoire sans frontières, flou, une nébuleuse, un trou noir en somme. L’économie irréelle habite un pays imaginaire. Le hic, c’est qu’elle finance l’économie réelle de pays habités par des individus qui n’ont rien de virtuel. Il n’y a pas deux économies. La preuve : les milliards d’euros et de dollars déjà injectés pour sauver l’économieprétendue irréelle sont, eux, bien réels.

Pessimistes ou réalistes, près de 52 % des vétonautes pensent en tout cas que la crise aura bien un impact sur l’activité de leur clinique, tandis que 30 % considèrent que c’est déjà le cas. Les secteurs de l’immobilier et de l’automobile sont aujourd’hui durement touchés, celui des services semble mieux résister. Avec son statut de membre de la famille, l’animal de compagnie n’est pas, traditionnellement, le premier poste de restriction pour les ménages français. Mais pour combien de temps ?

N Fontenelle

Extrait de La Semaine Vétérinaire 1334

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