Des solutions de financement participatif pour les TPE

Clarisse Burger | 30.03.2015 à 15:35:39 |
Des solutions de financement participatif pour les TPE
© DR

Pour emprunter en ligne, les petites entreprises disposent de plusieurs plateformes de financement participatif par le public. L’offre s’agrandit.

Les plateformes de financement participatif par le public (Ulule, KissKissBank, etc.) se développent. Ce type de financement peut prendre la forme d’un don (sans contrepartie financière), d’une participation aux fonds propres de la société et d’un prêt avec intérêt (1000 euros par prêteur et par projet) ou sans intérêt (4000 euros par prêteur et par projet). En effet, l’ordonnance du 30 mai 2014 a supprimé le monopole bancaire sur les prêts rémunérés, à partir du 1er octobre 2014. Un cadre réglementaire du financement participatif a été mis en vigueur le 1er octobre 2014 (avec des règles d’immatriculation et d’agrément pour ces plateformes). Enfin, le porteur de projet ne pourra pas emprunter plus d’un million d’euros par projet.

Le financement participatif peut s’avérer utile aux très petites, petites et moyennes entreprises (TPE et PME), dont les professions libérales.

Une nouvelle plateforme offrant une forme de crédit participatif, a été mise en ligne ce mois-ci : www.credit.fr . Cette plateforme donne un accès en ligne aux investisseurs particuliers désirant financer une entreprise. Elle a été financée par une société de capital risque Truffle Capital (à hauteur de 3 millions d’euros). Concernant les crédits directement accessibles en ligne, les taux d’intérêt proposés varient entre 3,40% (taux annuel nominal) et 6,90%. Des frais de dossiers sont à prévoir (mais pas de frais d’entrée). Et 50 euros sont offerts aux 1000 premiers prêteurs.

Pour l’heure, deux entreprises du secteur des télécommunications et de la communication (basées en Ile de France) sont en train de collecter, respectivement 90 000 euros et 50 000 euros sur cette plateforme.

Clarisse Burger
2 commentaires
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Coralie DEVIERS le 01-04-2015 à 16:30:51
Ce serait effectivement idéal pour de petites structures... mais l'Ordre des Vétérinaires ne considérerait il pas cela comme une forme de publicité que de s'afficher sur un site où finalement de contact en contact, la structure et ses futurs investissements se feront connaitre ? A-t-on réellement (et légalement) le droit de profiter de ce type de financement ?
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Clarisse Burger, Vétérinaire le 01-04-2015 à 16:45:30
Si le Code rural n’interdit pas ce modèle de financement, il est à utiliser avec parcimonie. Interrogé l'an dernier sur ce point, le CSO précisait « Les vétérinaires dont l’indépendance doit être préservée, ne peuvent pas bénéficier de contreparties financières et morales, ni utiliser ce dispositif comme détournement de clientèle. Et pour faire appel aux dons, il faut respecter les règles de communication du Code rural ». Depuis, le nouveau Code de déontologie (de 2015) paru le 15 mars, la communication devient "libre et ce quels qu'en soient les supports et les modalités, sous réserve d'être conforme aux dispositions réglementant l'exercice de la profession, celle du présent code et celui de la santé publique" La liberté de communiquer pour le vétérinaire "est modulée par le respect du public et de l'éthique d'une profession réglementée soumise à un ordre"
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