Consommation alimentaire : publication des résultats de l’étude INCA3

Stéphanie Padiolleau | 12.07.2017 à 17:44:18 |
des légumes prêts à cuisiner sur une table
© demaerre - iStock

Certains comportements peuvent comporter des risques microbiologiques ou physico-chimiques.

La troisième étude individuelle nationale sur les consommations alimentaires (INCA3) vient d’être publiée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Cette étude permet de mesurer la consommation alimentaire de la population entre 0 et 79 ans (répartition et composition des repas et hors des repas, origine des produits, habitudes de conservation), de procéder à des comparaisons entre populations distinctes (âge, sexe, niveau d’étude du référent alimentaire de la maison, origine socio-professionnelle). Il n’est toutefois pas possible d’effectuer des comparaisons avec les études précédentes, INCA1 et INCA2, car la méthodologie de recueil des consommations a été modifiée pour suivre les recommandations de l’EFSA. Il sera par contre possible ultérieurement de procéder à des comparaisons avec d’autres pays européens.

Cette étude a identifié des comportements alimentaires susceptibles de présenter des risques microbiologiques ou physico-chimiques. La consommation d’aliments d’origine animale crus (œuf, viande, poisson, mollusque) concerne 80% des individus de 15 à 79 ans, celle d’œuf ou de préparation à base d’œuf cru (mayonnaise, mousse au chocolat) 65 % des individus. Elle a augmenté depuis l’étude Inca2, la consommation de poisson cru ayant doublé. La conservation des aliments pourrait également comporter un risque, la température des réfrigérateurs étant trop élevée dans 44 % des cas (supérieure à 6°C). Des aliments sont fréquemment consommés au-delà des dates limites de consommation (DLC) : 12% des ménages consomment beurre et/ou margarine 7 jours ou plus après la DLC. Les durées de conservation avant consommation des denrées périssables se sont allongées entre les études Inca2 et 3, et le non-respect des DLC semble plus fréquent. L’étude met en exergue des pratiques d’auto-approvisionnement (fruits et légumes du jardin ou de celui des voisins, consommation de gibier ou de poissons sauvages) qui échappent aux contrôles sanitaires et dont les risques biologiques et physico-chimiques sont difficiles à quantifier.

Un croisement entre les résultats de l’étude INCA avec les données de composition nutritionnelle (Ciqual) permet d’estimer les apports nutritionnels, montrant que les apports en sel sont plus élevés que les recommandations, et ceux en fibres insuffisants. Les participants ont montré une bonne connaissance des repères nutritionnels établis par le programme national nutrition santé en ce qui concerne les fruits et légumes et l’activité physique. Pour le reste, il y a encore des progrès à faire ! 

Stéphanie Padiolleau
2 commentaires
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tellier le 16-07-2017 à 21:43:23
Il n'y a pas beaucoup de risque à consommer du beurre ou de la margarine à DLC dépassée. Le risque c'est le goût de rance!
Par contre j'ai acheté une barquette de beurre de 250 g fabriquée en Ile et Vilaine sous la marque "CROISES" ((Distributeur LECLERC) qui contenait un CLOU de 5 cm. (Juin 2017 à ROYAN).
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veto retraité le 17-07-2017 à 19:59:04
La notion de DLC est vue de façon différente suivant la stratégie des industriels de l'agroalimentaire.
Diminuée donc raccourcir la DLC permet une rotation plus rapide des produits alimentaires . Diminuer la DLC évite bons nombres de rappel de produits sans pour autant que ceux-ci soient dangereux. Les commerçants vérifient les DLC lors de leurs achats pour éviter des "invendus".
La DLC à ce jour n'a plus pour seul objectif de protéger le consommateur. iI y a même des DLC sur les conserves au lieu et place des DLUO
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