Ce que raconte l’analyse des évaluations comportementales canines

Stéphanie Padiolleau | 27.10.2016 à 15:30:07 |
Un berger allemand couché avec fleur dans la gueule
© Anjajuli - iStock

L’Anses a analysé les évaluations comportementales canines effectuées en 2014.

En 2014, 4652 évaluations comportementales de chiens ont été effectuées par les vétérinaires et enregistrées dans le fichier national. Elles concernaient 4559 chiens, dont 90 ont été évalués 2 voire 3 fois dans l’année. Tous motifs confondus, 64 % des chiens ont été évalués de niveau 1, et 8 % de niveau 3 ou 4. Trois chiens sur quatre évalués pour morsure sont des mâles, alors que dans le cas du permis de détention la proportion est équivalente entre mâles et femelles. L'Anses recommande quelques modifications à apporter au formulaire de déclaration en ligne afin de faciliter l'exploitation statistique des données et, ultérieurement, d'améliorer le dispositif. 

Dans le cas du permis de détention

65 % de ces évaluations sont effectuées pour les chiens de catégorie 1 et 2, dans le cadre de la visite initiale ou du renouvellement du permis de détention. 82% des chiens sont évalués de niveau 1, 17% de niveau 2, et 1% de niveau 3 ou 4. L’Anses souligne que les évaluations sont généralement effectuées sur des chiens plus âgés (18 mois en catégorie 1 et 14 mois en catégorie 2, en moyenne) que ce que demande la réglementation (entre  8 et 12 mois).

Evaluations après morsure

23 % des évaluations sont effectuées après une morsure : dans ce cas il s’agit majoritairement de chiens non catégorisés. Dans ce contexte de morsure, 19 % des chiens sont évalués de niveau 1, 53 % de niveau 2 et 24% de niveau 3 ou 4.

Les chiens de catégorie 1 et 2 représentent 7% des chiens évalués après une morsure, c’est moins que les bergers allemands (9%). Le quart des évaluations pour morsures concernent des chiens croisés, et un autre quart comporte toutes les races peu représentées (moins de 5 individus). Les races les plus représentées, non catégorisées, en cas de morsure sont, par nombre d’individus décroissants : les bergers allemands, les bergers belges, les beaucerons, les labradors et les Jack Russel terriers. D’autres races sont citées, mais moins fréquentes : border collie, boxer, cocker spaniel anglais, bouledogue français, berger australien. Dans le cas du berger belge, du Staffordshire terrier américain et du cane corso, les évaluations comportementales ont concerné de 0,9 à 1,5 % de la population totale de la race : ce sont les trois races dans lesquelles la fraction de la population totale qui a fait l’objet d’une évaluation est la plus forte. 

 

Voir aussi : 

Evaluation comportementale canine : une copie à revoir ! 

Stéphanie Padiolleau
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