Ce que nos confrères attendent de l’élection présidentielle

12.04.2012 à 06:00:00 |
©

Les intentions de vote des confrères praticiens placent Nicolas Sarkozy en tête (36 %) au premier tour, suivi de François Bayrou (21 %) et de François Hollande (10 %).

Des intentions de vote qui diffèrent de celles des confrères du secteur public, qui placent en tête au premier tour Nicolas Sarkozy mais avec un pourcentage plus faible de 23 %. En revanche, François Hollande arrive en seconde position (17 %), et François Bayrou en 3e (14 %). À quelques jours seulement des élections, 1 praticien sur 10 n’a pas encore choisi. Cette proportion est encore plus importante chez les confrères du secteur public (1 sur 5) !

Ce sont les chiffres qui ressortent du sondage réalisé auprès d’un échantillon de 319 vétérinaires praticiens et de 153 vétérinaires de la fonction publique, entre le 26 mars et le 2 avril 2012 via le site WK-Vet.fr. Cette enquête a été adressée par le biais du fichier de l’Annuaire Roy.
Interrogés à propos de leurs attentes concernant la prochaine élection présidentielle, les confrères sont loin de rester muets. Qu’espèrent-ils ? « Que le président et sa “haute” administration (conseillers, ministres, etc.) travaillent, réforment et ne se contentent pas d’effets d’annonce et de “coups” médiatiques dans le sens du vent », selon un confrère.
Parmi les attentes relatives au futur chef de l’État, la diminution des charges et des taxes qui pèsent sur les Très petites entreprises (TPE) est plébiscitée par les praticiens. En outre, la simplification des taches administratives arrive en tête chez nos confrères du service public.

Les confrères en quête de reconnaissance
Un point qui fait l’unanimité : celui de la reconnaissance du métier de vétérinaire en tant que profession de santé et non de services. Le sentiment d’un manque de reconnaissance du rôle de la profession vétérinaire en termes de santé publique est le plus flagrant.

Inspecteurs de la santé publique vétérinaire (ISPV) : des maux chroniques
Les vétérinaires du secteur public ressentent un malaise aussi profond au niveau de leur activité. Leurs souhaits portent sur « la revalorisation du corps des ISPV en qualité et en quantité » et sur « la reconnaissance des vétérinaires fonctionnaires comme des acteurs essentiels dans les problématiques sanitaires ».

Respecter le couplage prescription-délivrance
Le respect du couplage prescription-délivrance arrive en 3e position chez les praticiens libéraux, talonnant les 2 premières attentes de près. Les confrères veulent la préservation de leur « droit de vendre des médicaments, et le respect de la prescription et de la délivrance ».

La problématique des abattoirs
La problématique des abattoirs occupe la 3e position chez les vétérinaires du secteur public. Ils sont effectivement au cœur de celle-ci et en dressent le constat lors de leurs missions. Leurs souhaits sont nombreux et concrets : « De vraies mesures sur la condition animale et la prise en compte des problématiques des abattoirs et de l’abattage ». « Je souhaite l’étiquetage des viandes concernant le mode d’abattage, afin que le consommateur puisse choisir en toute transparence et conformément à ses convictions », ajoute un vétérinaire.

Plusieurs confrères estiment qu’en politique, « les promesses n’engagent que ceux qui y croient »

Marine Neveux

Pour plus d’informations, voir le dossier de La Semaine Vétérinaire n° 1491 du 13 avril 2012 en pages 27 à 32

Réagir à cette actualité
Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation de Le Point Vétérinaire.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.
Retrouvez toute l’actualité vétérinaire
dans notre application

En poursuivant votre navigation, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation des cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
En savoir plus

OK