Biovac propose des autovaccins en dermatologie vétérinaire

04.07.2008 à 10:00:00 |

Pour traiter les cas de pyodermites idiopathiques récidivantes, le nouveau directeur de Biovac, Christophe Tremblay (L 81), propose aux praticiens canins de découvrir les autovaccins Pyo C qu’il a développés avec notre confrère Emmanuel Bensignor (A 93), consultant spécialisé en dermatologie.
Souvent, l’infection bactérienne à Staphylococcus intermedius n’est pas la cause primaire de la pyodermite. Le praticien s’attache évidemment à rechercher et à éliminer les causes sousjacentes fréquentes telles que la présence de puces et/ou une atopie. Toutefois, certains facteurs favorisants ne peuvent pas être éliminés, comme la présence d’une humidité excessive dans les plis interdigités. En outre, les cas de pyodermites dites idiopathiques, pour lesquelles aucune cause sous-jacente n’est identifiée, ne sont pas si rares.

L’émergence de résistances suscite davantage d’intérêt pour les autovaccins

Selon Emmanuel Bensignor, le traitement de choix des pyodermites fait d’abord appel aux
antibiotiques pendant une longue période et à l’élimination des causes sous-jacentes, avant le recours à un autovaccin. Le coût de ces traitements n’est donc pas seulement économique, chez les chiens de grande taille, mais aussi écologique, à travers l’émergence de résistances de plus en plus fréquentes. Le regain d’intérêt pour les autovaccins contre les pyodermites est aussi directement relié à l’émergence de ces résistances. Toutefois, nos deux confrères ne considèrent pas les autovaccins comme un traitement de première intention. A l’inverse, ils les positionnent clairement dans une démarche de seconde intention, lors des cas de rechute (avec au moins deux épisodes cliniques par an) et lorsqu’une antibiothérapie a permis d’obtenir une réponse clinique, mais sans empêcher la récidive.

L’autovaccin, inactivé et non adjuvé, présente peu d’effets indésirables

Du côté de l’innocuité, ces autovaccins inactivés ne sont pas adjuvés. Les effets secondaires sont donc bénins et restreints à quelques réactions locales et transitoires.
En pratique, pour développer cette offre à destination des confrères canins, Biovac propose un pack complet comprenant, entre autres, l’isolement bactériologique directement à partir du prélèvement envoyé par le vétérinaire, la production d’un autovaccin conditionné en deux flacons, deux sachets de dix seringues stériles à usage unique d’un millilitre pour les injections sous-cutanées répétées pendant un an, ainsi que la livraison isotherme par transporteur spécial. Le vétérinaire intéressé adresse alors directement ses prélèvements à Biovac avec son ordonnance. Les autovaccins sont livrés dans un délai d’environ cinq semaines à la clinique vétérinaire.

E. Vandaele

Extrait de La Semaine Vétérinaire 1321

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