Benoit Hamon répond : « il faut plus de contrôles vétérinaires dans les élevages et les abattoirs, pour assurer le bien-être animal et la santé humaine"

19/04/2017 | Le Point Vétérinaire.fr
Hamon
© Wikipedia
La rédaction de la Semaine vétérinaire a interrogé chacun des 11 candidats à l’élection présidentielle. Nous publions les réponses qui nous sont, pour l’instant, parvenues.
  • Que proposez vous pour les TPE (que sont la plupart des structures vétérinaires) afin qu'elles puissent rester compétitives : en matière de fiscalité, coût et temps du travail, contraintes administratives ?

Notre pays doit opérer une grande réforme fiscale qui soit adaptée aux besoins en services publics exprimés par le peuple et assurer un équilibre contributif en fonction des capacités des citoyens et des entreprises. Les TPE et PME ne peuvent pas contribuer à la même hauteur que les PME; chaque entreprise de service et/ou de production a ses spécificités à faire valoir. Cela induit systématiquement une justification administrative complexe . Cependant, les syndicats professionnels, les inter-professions et les chambres consulaires doivent être consultés pour élaborer des cahiers des charges  d'évaluation contributives et de simplifications de déclarations et de contrôles. 
 

  • Quelle sera votre position vis à vis du bien-être animal et de la place de l'animal dans la société : conditions d'abattage et abattage rituel, avenir de l'élevage ?

La question du bien être animal ne se résume pas aux conditions d’abattage.

Les animaux sont des êtres vivants sensibles. Depuis des siècles, les animaux ont été domestiqués par l’homme  : les équins et les boeufs pour leur force de travail , donc l'énergie motrice, de nombreuses espèces animales pour l'alimentation, les chiens pour garder les troupeaux et chasser le gibier, les chats pour chasser les rongeurs, etc. Cette domestication à des fins énergétiques, alimentaires ou sécuritaires n'a pu se réaliser que par un respect mutuel de l'homme et de l'animal. L'obligation de soins aux animaux domestiqués, leur tatouage, la prophylaxie, sont une des garanties de suivi du respect de condition de vie en bonne santé des animaux. De même, les contrôles sanitaires dans les élevages et à l'abattage permettent de vérifier les bonnes conditions d'élevage.

Aujourd'hui, de nombreuses relations homme - animal restent respectueuses.

Cependant, depuis le milieu du XXe siècle, trop de pratiques d'élevage ont cédé la place à de la production de viande industrielle, réduisant les éleveurs, les vétérinaires et les travailleurs dans les abattoirs à des rôles d'exécutants techniques et certains animaux (volailles, porcs, veaux, vaches) à leurs capacités de productions volumiques. Ces ateliers de production de viande, d'oeufs, de lait ... à bas prix, induisent des pratiques d'abattages industriels, où seule la rentabilité compte.

  • Que proposez-vous en matière de sécurité sanitaire des aliments, gestion sanitaire des maladies animales et pour le maintien des vétérinaires dans le maillage sanitaire en territoires ruraux ?

Il faut plus de contrôles vétérinaires dans les élevages et les abattoirs, pour assurer le bien être animal et la santé humaine. Il faut donc  que des élevages agricoles soient maintenus sur tous les territoires. L'élevage à l'herbe et de qualité est une composante obligatoire de l'agro-écologie. Pour un élevage respectueux des animaux et des humains, la présence des vétérinaires en collaboration des éleveurs est indispensable. C'est en développant une agriculture paysanne, en promouvant l'agriculture biologique, des pratiques vétérinaires en phase avec la nature qu'on diminuera les risques épizootiques et les déséquilibres de populations animales invasives (sangliers, chevreuil)

  • Quelle sera votre position vis à vis des problématiques liées à l'exercice vétérinaires et à son caractère de profession réglementée : délivrance du médicament, problématiques liées aux antibiotiques, ouverture du capital des sociétés à des non-vétérinaires ?

La profession vétérinaire doit rester règlementée. Pour assurer une garantie sanitaire, l'ouverture du capital à des sociétés non vétérinaires, mais surtout à des sociétés médicamenteuses, doit être interdite à tout cabinet vétérinaire indépendant.

 

Tanit Halfon

Les dernières réactions

  • 20/04/2017 à 07:35
    veto29
    alerter
    Quelle magnifique réponse que celle de notre cher Benoît à la dernière question !! Tout en nuances, intelligente,subtile...
    Ne trouvez vous pas ....?
  • 20/04/2017 à 12:38
    veto retraité
    alerter
    Cher Confrère,

    HAMON est un communiste de la pire espèce puisque trotskiste.
    N'attendez rien de bon d'un tel individu. Avec lui c'est la spoliation assurée.

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