Bayer décline une version “one shot” à haute dose de son enrofloxacine 10 %

29.02.2012 à 06:00:00 |
©

Avec Respytril®, la solution injectable d’enrofloxacine à 10 % s’emploie aussi en une injection unique à 7,5 mg/kg dans le traitement curatif précoce des infections respiratoires des bovins.

« Vite, fort, mais le moins longtemps possible. » Telles sont désormais les 3 règles d’or de l’antibiothérapie pour éviter l’émergence de résistances, autant vis-à-vis des agents pathogènes que des bactéries commensales de la flore digestive.
Dans cette perspective, les fluoroquinolones ont un avantage. Antibiotiques bactéricides dose-dépendants, leur vitesse de bactéricidie est aujourd’hui encore inégalée, surtout vis-à-vis des Gram négatif. Employées à doses é levées, 7,5 mg/kg ici pour l’enrofloxacine, ces molécules agissent « vite » et « fort ». L’inoculum des agents pathogènes est détruit en une seule injection d’action rapide, sans qu’il soit utile de prolonger le traitement sur plusieurs jours. Alors que, pour les antibiotiques temps dépendants, notamment les bactériostatiques, l’efficacité dépend surtout de la durée du contact avec l’agent pathogène.
Ce concept est développé depuis quelques années avec la danofloxacine à 6 mg/kg (A180®) alors que la posologie quotidienne est de 1,25 mg/kg/j, ou avec la marbofloxacine à 8 mg/kg (Marbocyl® S et ses génériques) et désormais à 10 mg/kg (Forcyl®) alors que la dose quotidienne est de 2 mg/kg/j.

Première enrofloxacine one shot pour les bovins

De longue date, Bayer a choisi d’emblée de commercialiseren France son enrofloxacine (Baytril®) à une dose quotidienne de 5 mg/kg, déjà 2 à 3 fois plus élevée que les 2 autres fluoroquinolones citées, alors que les concentrations minimales inhibitrices (CMI) ne diffèrent pas significativement entre ces molécules. Aujourd’hui, le laboratoire lance en France les premières solutions injectables à 10 % d’enrofloxacine en une injection unique sous-cutanée à 7,5 mg/kg (7,5 ml/100 kg) chez les bovins (Respytril®) et les porcs (Baytril® 1nject). Dans les 2 cas, la tolérance est bonne. Seules des réactions locales transitoires sont signalées au point d’injection dans les résumés officiels des caractéristiques du produit (RCP).

Eric Vandaële

Extrait de La Semaine Vétérinaire n°1484 du 24 février 2012, page 19

Réagir à cette actualité
Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation de Le Point Vétérinaire.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.
Retrouvez toute l’actualité vétérinaire
dans notre application

En poursuivant votre navigation, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation des cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
En savoir plus

OK