Auxiliaires Sous Valorisés cherchent reconnaissance

29.11.2010 à 06:00:00 |
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Notre sondage exclusif auprès de 261 auxiliaires montre qu’ils ne sont pas assez payés et, surtout, pas suffisamment reconnus compte tenu du travail qu’ils effectuent.

Considérant notamment qu’ils réalisent des actes qui ne relèvent pas de leurs compétences, beaucoup souhaitent un statut d’infirmier.

Salaires : le labeur mal récompensé

La majorité des auxiliaires sondés considèrent qu’ils ne sont pas assez rémunérés. Pas dans l’absolu, mais en rapport avec leur charge de travail. Ils sont d’ailleurs plus de 60 % à se dire peu ou pas du tout satisfaits de leur salaire, tous les échelons confondus. L’insuffisance des rémunérations fait partie des trois aspects les moins appréciés de la profession. Le taux horaire médian (autant au-dessus qu’en dessous) est de 10,38 euros, soit un peu plus que le taux horaire conventionnel de l’échelon 4. 70 % des auxiliaires sont payés sur une base qui va de 8 à 12 euros de l’heure.
Sans surprise, les auxiliaires de l’échelon 5 disposent des salaires les plus élevés, entre 9,09 et 11,49 euros de l’heure pour 82 % d’entre eux. La masse salariale globale de la branche vétérinaire en 2008 était de 390 millions d’euros (13,5 % du chiffre d’affaires TTC), dont 74 % réalisés par les salariés non vétérinaires.

Prime et rémunération annexe : aux abonnés absents

Plus des deux tiers des auxiliaires interrogés assurent ne pas toucher de prime annuelle. Lorsqu’ils ont la chance d’en recevoir une, elle est en moyenne de 421 euros, la médiane se situant à 300 euros. Ce sont essentiellement des ASV du cinquième échelon qui les perçoivent. En revanche, il n’y a pas de corrélation entre la taille de la structure, l’âge des auxiliaires et l’attribution des primes. Les cabinets qui ne comptent qu’un ou deux vétérinaires octroient autant de primes que les cliniques de six associés ou plus, et elles sont données autant aux auxiliaires de vingt-deux ans qu’à ceux de plus de trente ans. Tous les échelons confondus, le montant des primes varie de 100 à 1 423 euros. Dans l’enquête de branche réalisée par le Syndicat national des vétérinaires d’exercice libéral (SNVEL) en 2008, 52 % des employeurs affirment donner des primes à leurs auxiliaires de l’échelon 5 (740 € en moyenne), 50 % à ceux de l’échelon 4 (960 €) et 44 % à l’échelon 3 (900 €). Allez comprendre…
Quant aux rémunérations annexes, qui peuvent constituer un bon complément de salaire, là non plus, ce n’est pas le Pérou. Seuls 17 % des auxiliaires en bénéficient, essentiellement sous forme d’indemnités de transport (6,9 %) et d’épargne salariale (5 %). D’autres rémunérations annexes sont citées par les auxiliaires, comme un pourcentage sur les ventes de produits, l’attribution d’un 13e mois et des chèques cadeaux.

Nicolas Fontenelle

Pour plus d’informations, voir La Semaine Vétérinaire n° 1427 du 26/11/2010 en pages 28 à 31

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