Approche du risque en Europe et services vétérinaires

18/10/2016 | Le Point Vétérinaire.fr
3 vaches holstein au pré
© S.P.
Le Syndicat national des inspecteurs de la santé publique vétérinaire a organisé un débat sur les politiques publiques et la gestion des risques lors de son assemblée générale.

En août 2016, le CGGAER a effectué une comparaison des moyens affectés par différents pays à la sécurité sanitaire des aliments. Françoise Liebert (CGAAER), invitée à en présenter les résultats pendant l’assemblée générale du SNISPV le 14 octobre 2016, a souligné les difficultés liées à ce type d’étude : les effectifs attribués à telle ou telle mission ne sont pas comptabilisés de la même manière, le personnel et les missions ne dépendent pas partout des mêmes entités, même entre pays européens. La France est un pays sain, du moins sur le plan de la sécurité sanitaire des aliments. Cependant, le CGAAER souligne que les fréquences d’infections d’origine alimentaire ont cessé de diminuer, notamment en ce qui concerne la salmonellose. Le nombre de vétérinaires officiels affectés à la santé animale varie également selon les pays. En prenant comme unité de comparaison le nombre d’UGB par vétérinaire officiel, la France apparaît, comme les Pays-Bas, en sous effectif (plus de 58000 UGB / vétérinaire officiel) par comparaison avec l’Allemagne (un peu moins de 20000 UGB/vétérinaire), l’Italie (un peu plus de 8000) ou le Danemark (environ 34000). Il faut toutefois garder à l’esprit que certains pays comptabilisent le nombre effectifs d’agents affectés aux missions de santé animale, tandis que d’autres prennent en compte l’effectif total des institutions concernées.

L’Europe impose une approche fondée sur le risque afin de justifier le choix de ce qui est financé. Cette approche est appliquée, par exemple, dans le plan hygiène. Le projet Howsafe  (How states account for failure in Europe) a étudié l’utilisation des instruments du risque dans quatre pays d’Europe : la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et les Pays-Bas. Mara Wesseling, chercheuse du Centre de sociologie des organisation de Sciences Po et invitée par le SNISPV souligne qu’en France, à la différence des autres pays étudiés, le comportement des opérateurs n’est pas pris en compte dans l'évaluation des risques, la méfiance est de mise à tous les niveaux. 

Stéphanie Padiolleau

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