13/11/2009 | Le Point Vétérinaire.fr

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66 % des vétonautes estiment que leur activité génère un stress important, voire très important

L’un des plus beaux métiers du monde ? Peut être. Mais selon un récent sondage réalisé via WK-Vet, il faut avoir les nerfs solides pour être vétérinaire ! La moitié des personnes qui se sont exprimées estiment que le stress engendré par leur activité est important.

Parmi eux figurent une large majorité de praticiens, mais aussi des consoeurs et des confrères de l’industrie pharmaceutique. Certes, le sondage comporte des biais, car l’âge, le sexe, le type d’activité (rurale, canine, etc.) ou encore le mode d’exercice (seul, associé, en équipe) ne sont pas précisés. Toutefois, une tendance se dégage : les vétonautes semblent particulièrement stressés, même si l’évaluation du niveau de tension diffère de l’un à l’autre. Il serait judicieux que les instances professionnelles, par exemple, approfondissent le sujet à travers une enquête de grande ampleur au sein de la population active vétérinaire, car le stress chronique ou l’excès de stress peut aboutir au burn out, voire à des drames.

Au niveau national,
44 % des Français se disent stressés par leur activité professionnelle, selon un récent sondage. 20% éprouvent « un stress très important » au travail (évalué par une note de 8 à 10 sur une échelle de 10). Parmi ces derniers, les vingt-cinq à trente-quatre ans (24 %), les diplômés de niveau Bac + 4 et plus (29 %), les cadres (26 %) et les femmes (23 %) sont les catégories les plus représentées.
Pour 24 % des sondés, l’activité génère « un stress important » (note de 6 et 5), alors qu’il est « faible à peu important » (note de 3 à 5) pour 37 %, « quasi nul » (note de 1 à 2) pour 10 % et nul pour 9 % des personnes interrogées.
Parmi les motifs de stress le plus souvent invoqués figure en premier lieu la charge de travail (36 % des réponses). Les individus avec un niveau d’étude Bac + 4 ou supérieur (47 %), ainsi que les cadres (46 %), sont ceux qui invoquent le plus cette raison. La pression et les délais arrivent en deuxième position (30 %). Vient ensuite le facteur conjoncturel (situation économique et avenir de l’entreprise), cité par 28 % des personnes. Cet élément est plus souvent mentionné par les cadres (34 %) et les individus qui indiquent une note de stress entre 8 et 10. Le quatrième des principaux facteurs de stress au travail est lié au management : 23 % des sondés déplorent un manque de soutien et d’écoute de leur hiérarchie. Parmi les autres sources de stress au travail indiquées par les sondés figurent la difficulté de concilier vie personnelle et vie privée, la complexité des tâches demandées et celle à s’adapter aux changements de conditions de travail.

Nathalie Devos
Extrait de La Semaine Vétérinaire n°1381

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