57 % des formations suivies par les salariés vétérinaires ne sont ni diplômantes ni certifiantes

01.09.2008 à 10:00:00 |

Une majorité assez large ( 57%) de structures vétérinaires ont fait ou feront appel à des actions de formation financées par l’organisme paritaire collecteur agréé des professions libérales ( OPCA- PL) cette année, qu’elles concernent des salariés vétérinaire s ou non, d’après un sondage réalisé via wkvet. fr. Bonne nouvelle. Malheureusement, les places sont rares et … chères. En 2006 (dernières données disponibles), seulement 13% des salariés des entreprises vétérinaires ont bénéficié d’un départ en formation, au lieu de 14% en moyenne pour ceux des autres professions libérales affiliées. Alors que, cette même année, quatre mille quatre cents entreprises vétérinaires ont versé 2,93 millions d’euros de cotisations, leurs employés n’ont bénéficié que de 2,42millions de formations : un effet délétère de la mutualisation des fonds…

Les formations suivies par les salariés sont majoritairement non diplômantes ou non certifiantes et durent moins d’une journée. C’est le cas pour 57 % des formations suivies par les salariés des cliniques, à comparer à la moyenne de 24 % pour l’ensemble des autres professions libérales. Cette différence s’explique par la tendance des employeurs à proposer aux non-vétérinaires des actions d’actualisation des connaissances, moins chronophages que des contrats de professionnalisation ou des stages de développement de compétences. Ainsi, les formations concernent principalement des jeunes femmes, employées, qui font leurs premiers pas dans la branche.

Le fonctionnement des OPCA est sur la sellette. Le gouvernement envisage en effet une profonde réforme de la formation professionnelle. Elle prendra corps dans un projet de loi déposé en fin d’année au Parlement. Les principaux objectifs sont une meilleure articulation entre formation et emploi, un transfert de la gestion et du financement des formations à l’échelon régional et une meilleure transparence dans la gestion des fonds. L’ambition est surtout d’améliorer la qualité des formations jugées trop souvent inutiles dans un parcours professionnel, alors qu’elles doivent être « un véritable outil de promotion de carrière » .

Pour parvenir à ses fins, le gouvernement souhaite mettre en place un système de “labellisation” des formations et réduire le nombre des OPCA. Aujourd’hui, une centaine d’organismes, représentant de multiples branches professionnelles ou métiers, se partagent un “marché” d’environ 5 milliards d’euros. En relevant le seuil de collecte de fonds à partir duquel un OPCA peut légalement exister, les pouvoirs publics pourraient réduire leur nombre à une vingtaine, les obligeant à des fusions ou à des regroupements. L’OPCA des professions libérales, qui “pèse” près de 86 millions, échappera-t-il à la réforme ?

N. Fontenelle

Extrait de La Semaine Vétérinaire 1324

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