Petites annonces : comment séduire les jeunes diplômés

Tanit Halfon | 11.05.2017 à 16:25:00 |
Jeune regardant les petites annonces à l’aide d’un ordinateur et téléphone
© Vgajic – iStock

Le recrutement du vétérinaire idéal est un véritable parcours du combattant pour un certain nombre de praticiens. La recherche du futur employé passe souvent par la publication d’une petite annonce. Mais pour viser juste, notamment dans le cas du jeune diplômé, encore faut-il bien comprendre ses exigences, afin que l’offre se démarque des autres et tape dans l’œil du candidat. Tout en s’assurant que l’annonce atteint bien le public visé !

La petite annonce aujourd’hui ? Trop courte, peu détaillée, imprécise. Quelquefois, le contenu ne reflète ni la structure ni le profil recherché. » Julie Fabre (A 13) n’est pas tendre dans sa description des offres d’emploi. Plus attractive et transparente pour les jeunes diplômés, la petite annonce ne pourrait-elle pas faciliter les embauches ? 55,2 % des vétérinaires éprouvent presque systématiquement des difficultés à recruter, surtout en clientèle mixte. Christelle Fournel, enseignante-chercheuse en science de gestion et de management vétérinaire à l’École nationale vétérinaire d’Alfort (ENVA), souligne également que le nombre d’étudiants nouvellement diplômés est bien inférieur au nombre de structures qui recrutent. « Une annonce plus moderne pourrait alors tirer son épingle du jeu. » Mais encore faut-il que le candidat ait accès à l’offre d’emploi. Comme le rappelle Sandrine Chabaud, responsable marque employeur à la direction du recrutement et de la mobilité chez CGI (entreprise de services numériques), « une fois que je sais à qui je m’adresse (cible) et quels sont les arguments (message) que je souhaite mettre en avant, je peux réfléchir à la manière la plus pertinente (canal) de présenter mon offre ». Finalement, le vétérinaire-recruteur doit apprendre, en tout point, à se mettre à la place du candidat.

Connaître sa cible

Le praticien est-il en mesure de connaître précisément les exigences des jeunes vétérinaires ? Plusieurs indices peuvent nous mettre sur la voie. Une étude Apec de 2016 éclaire sur les motivations des nouveaux actifs dans la recherche de leur premier emploi. Cette enquête, réalisée auprès de jeunes diplômés depuis deux ans (niveau bac + 5), montre que leurs attentes sont très fortes en matière d’encadrement et de formation. Conscients du fossé entre la théorie et la pratique, ils souhaitent bénéficier d’un accompagnement rassurant et bienveillant de la part de leur futur employeur, qui leur permettra de progresser et d’acquérir de nouvelles compétences. Ils estiment cette première expérience décisive pour leur futur professionnel, d’où leur volonté forte de formation. L’étude fait ressortir aussi qu’ils recherchent idéalement une entreprise leur permettant d’exprimer leur personnalité. D’ailleurs, c’est pour cette raison que le choix du premier emploi peut se porter sur une PME, jugée plus respectueuse de l’individu. Enfin, bien qu’ils soient conscients de leur niveau débutant, ils expriment un fort besoin de reconnaissance (« financière et symbolique ») et également de perspectives d’évolution. Mais finalement, le tout premier choix reste plutôt lié aux opportunités rencontrées et à la nécessité de décrocher un travail.

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 48-53 de La Semaine Vétérinaire n° 1719.

Tanit Halfon
3 commentaires
avatar
FW dubitatif le 14-05-2017 à 08:19:50
Quel mic-mac, et quel baratin inutile !
On tente de nous faire croire tous les 10 ans que "le jeunes d'aujourd'hui ne sont plus comme ceux d'avant", ce qui sous-entend souvent "ce sont des gosses gâtés alors que vous, vous avez été élevés à la dure et n'arrivez pas à les comprendre". C'est faux, réducteur et dangereux. Mais c'est plus facile de monter les gens les uns contre les autres que de les rassembler...
Et si, vu l'évolution démographique de la profession et ce manque chronique de main-d'oeuvre, nous décidions d'augmenter de 10% le nombre d'étudiants formés AVANT QUE LES ILLEGAUX NE CONTINUENT DE GRIGNOTER LES SECTEURS QUE NOUS SERONS CONTRAINTS D'ABANDONNER par manque de temps ?
avatar
Helia le 14-05-2017 à 22:45:01
Il faudrait rajouter en exigences peu de gardes,des horaires pas trop chargés,des chèques vacances,un logement et une voiture de fonction gratuits,le choix des dates de vacances,des weekend prolongés,et surtout pas d'heures supplémentaires imprévues....et j'en passe....
Bon courage pour ceux qui cherchent à embaucher......
avatar
diego42 le 16-05-2017 à 09:01:18
C'est juste une question sociétale. Les jeunes de maintenant sont les mêmes qu'hier : ils s'adaptent à leur environnement.
On le sait tous mais personne ne veut le reconnaître ouvertement de peur de passer pour un méchant réac :
Communiquons les offres d'emploi de la presse professionnelle à Pôle emploi (la loi l'impose théoriquement)....
Tout le reste n'est qu'enfumage intellectuel sur lequel prospéreront quelques sociétés de "conseil";)

Pour les numerus clausus, il a quasiment doublé par le biais des diplômes étrangers (50% des nouveaux inscrits à l'ordre). Or la situation a continué de plonger.
Je suis d'accord sur le risque, voire l'évidence avec le nouveau président, de voir certains domaines d'activité que la profession n'est plus en mesure d'assurer nous échapper au profit de ceux qui ont faim....
Réagir à cette actualité
Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation de Le Point Vétérinaire.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.
Retrouvez toute l’actualité vétérinaire
dans notre application

En poursuivant votre navigation, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation des cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
En savoir plus

OK