ÉcoAntibio 2 : le plan des thérapies alternatives

Michaella Igoho-Moradel | 27.04.2017 à 15:45:20 |
Chien et cachets homéopathiques
© humonia – iStock

Le second plan ÉcoAntibio met l’accent sur les alternatives thérapeutiques, avec des mesures plus incitatives que réglementaires.

Le contenu du second plan ÉcoAntibio 1 a été dévoilé le 19 avril dernier par le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll. Ce nouveau plan s’inscrit dans la continuité du premier, avec comme objectif la poursuite les actions menées pour réduire les risques d’antibiorésistance en médecine vétérinaire. Adopté pour cinq ans (de 2017 à 2021), le programme donne plus de place aux mesures incitatives, démontrant ainsi que les recommandations du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) pour moins de pression réglementaire ont été prises en compte. Par ailleurs, à la différence du premier plan ÉcoAntibio, celui-ci ne contient aucun objectif chiffré de réduction, à l’exception de la colistine dont l’usage devra être réduit de 50 % en cinq ans.

La fin du temps réglementaire ?
En quelques années, le cadre réglementaire de la lutte contre l’antibiorésistance s’est particulièrement étoffé, notamment avec la mise en œuvre de la loi d’avenir du 13 octobre 2014 (fin des ristournes, utilisation des antibiotiques critiques, loi “anti-cadeaux”, etc.). Dans son rapport d’évaluation du plan ÉcoAntibio 2012-2016, le CGAAER souligne qu’« une demande de stabilisation réglementaire s’exprime clairement chez les vétérinaires et les éleveurs », ainsi que la crainte d’une démobilisation des acteurs privés, en réaction à la pression réglementaire. « Certains réclament même un “moratoire” réglementaire », ajoute l’autorité administrative. Face à ces constats, le CGAAER recommande à l’administration de lever le pied. « Il s’agit également pour l’administration d’ajuster au plus près le niveau de pression réglementaire à l’impact réel des mesures sur l’effet recherché, en gardant bien présent le souci de la compétitivité des élevages dans le marché communautaire ou mondial. » Le second plan ÉcoAntibio marque ainsi sa différence avec le premier, autour de 20 actions réunies en quatre axes stratégiques, en mettant l’accent sur des mesures plus incitatives que réglementaires. Toutefois, des actions restent envisagées sur le terrain réglementaire, telles que la déclaration obligatoire de toute cession d’antibiotiques (aucun calendrier n’a été précisé), la possibilité de délivrer des antibiotiques à l’unité ou encore l’éventuelle évolution du cadre réglementaire de la prescription “hors examen clinique”.

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 10-11 de La Semaine Vétérinaire n° 1717.

Michaella Igoho-Moradel
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