Perception et évaluation de la douleur aiguë chez les carnivores domestiques

Bérengère Guillemin | 23.02.2017 à 11:36:22 |
Infographies de la Semaine Vétérinaire
© La SV

À la suite des deux enquêtes menées en France sur la gestion de la douleur en 1999 et en 2007, une nouvelle étude d’envergure nationale a été conduite dans le cadre d’une thèse vétérinaire. Diffusée en ligne entre avril et août 2016, notamment via l’annuaire Roy des Éditions du Point Vétérinaire, celle-ci a permis de récolter l’avis de 548 vétérinaires et de 216 auxiliaires, se rapportant d’une activité canine partielle ou totale, sur leur perception et l’évaluation de la douleur aiguë des chiens et des chats dans leur pratique quotidienne.

La douleur est un état complexe, défini par l’International Association for the Study of Pain comme « une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à un dommage tissulaire actuel ou potentiel ». Cette sensation personnelle et individuelle allie un inconfort provoqué par un stimulus nocif à des modifications biologiques et comportementales, ainsi qu’à une perception consciente de celle-ci. L’évaluation de la douleur, première étape afin de la faire disparaître, nécessite alors de dépasser cette individualité.
La prise en charge de la douleur est une notion récente. En médecine humaine, c’est une obligation depuis la circulaire d’avril 2006. Envers les animaux, éthique et respect prennent aujourd’hui une place fondamentale à la fois dans la société, les médias, les textes de loi, ainsi que dans les rôles du vétérinaire. « Mon patient risque-t-il d’avoir mal ? Comment et pour combien de temps ? Que puis-je faire pour y remédier ? » Malheureusement, ces questions ne se sont pas toujours posées. En effet, de nombreux mythes ont limité les vétérinaires dans leur attitude, comme la croyance que la médication couperait l’appétit et la perception de la douleur comme une « contrainte bénéfique » prévenant de l’apparition de nouvelles blessures. Aujourd’hui, et depuis 2002, de nombreux auteurs s’accordent sur un consensus : l’incapacité animale à communiquer verbalement ne doit jamais être considérée comme un prétexte pour ne pas traiter la douleur. Une douleur non contrôlée pouvant devenir nuisible à l’animal et, dans les cas extrêmes, risquant de le conduire à la mort, ce qui élève la prévention et le contrôle de la douleur à un impératif éthique absolu.

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 36-39 de La Semaine Vétérinaire n° 1708.

Bérengère Guillemin
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