Contrôles officiels : les perspectives pour le vétérinaire

Michaella Igoho-Moradel | 16.02.2017 à 10:33:56 |
Vétérinaire inspectant des vaches chez un éleveur
© 123Ducu – iStock

Entre épidémies et fraudes, ces dernières années ont été animées par des scandales alimentaires qui ont fait l’actualité. La réglementation européenne appliquée aux contrôles officiels en matière de sécurité des aliments tend à évoluer vers davantage d’efficacité et de transparence, de même que le rôle du vétérinaire officiel.

En avril 2014, des discussions ont été engagées au niveau européen afin de lancer la révision du règlement (CE) 882/2004 relatif aux contrôles officiels menés d’un bout à l’autre de la chaîne agroalimentaire. Selon ce texte, les États membres, dont la France, sont responsables de son application sur leur territoire et aux frontières extérieures de l’Union européenne, afin que les animaux et les produits destinés à la consommation humaine soient conformes à cette législation. En septembre 2016, les eurodéputés de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire (Envi) adoptaient des propositions visant à renforcer ces contrôles officiels effectués de la fourche à la fourchette. Afin de remédier aux manquements constatés, de nouvelles dispositions ont pour objectif de garantir que les citoyens européens achètent et consomment des produits sains, d’améliorer la santé des consommateurs et de prévenir les crises alimentaires. « Cette législation définira des principes généraux clairs et communs à tous les secteurs de la chaîne alimentaire. Elle était attendue depuis longtemps, au vu de la complexification de la chaîne agroalimentaire. L’équipe du Parlement, le Conseil et la Commission se sont employés à rendre les contrôles plus efficaces, moins bureaucratiques et moins coûteux pour les opérateurs », a expliqué Giovanni La Via (Parti populaire européen ou PPE, Italie), président de la commission Envi. Le 19 décembre 2016, le Conseil a adopté sa position en première lecture sur la base du compromis conclu avec le Parlement européen. Cette décision « ouvre la voie à l’adoption définitive du règlement par le Parlement européen lors d’une prochaine session plénière », prévue entre le 13 et le 16 mars prochains. « Les nouvelles règles aideront à combattre les fraudes et les scandales alimentaires, renforçant ainsi la confiance des consommateurs. Nous voulons que nos citoyens fassent confiance à nos régimes de contrôle et soient rassurés par la qualité de ce qu’ils mangent », a déclaré Gabriela Matecná, ministre slovaque de l’Agriculture et du Développement rural et présidente du Conseil. Si l’objectif affiché est de protéger les consommateurs, cette réforme est aussi l’occasion de placer le vétérinaire au cœur de ce dispositif.

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 34-39 de La Semaine Vétérinaire n° 1707.

Michaella Igoho-Moradel
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