Kétamine : un classement stupéfiant !

02/02/2017 | Le Point Vétérinaire.fr
Chien allongé avec des seringues à coté de lui chez un vétérinaire
© Chalabala - Istock

La kétamine injectable est désormais classée comme stupéfiant, ajoutant une contrainte administrative pour la profession.

C’est décidé : à compter du 24 avril prochain, la kétamine injectable est classée comme stupéfiant. Les praticiens, bien accoutumés à cet anesthésique, auront moins de trois mois pour être les garants de la mise en œuvre de la réglementation qui en découle. Cette décision intervient malgré la mobilisation des vétérinaires. Celle-ci est d’autant plus étonnante qu’elle va à contre-courant de ce que préconise l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui souhaite en préserver l’accès à la médecine humaine mais aussi vétérinaire. Malgré tout, les praticiens devront s’adapter, il semblerait que ce soit le prix à payer pour conserver l’usage de la kétamine.

Le détournement d’origine vétérinaire, une réalité ?
Pour justifier son arrêté, le ministère en charge de la santé pointe une augmentation des usages récréatifs de la kétamine. Les premiers signalements ont d’abord concerné le milieu médical et ensuite le domaine vétérinaire. « Ce nouveau cadre réglementaire ajoute des obligations, bien que les mésusages constatés ne proviennent très probablement pas de l’utilisation de la kétamine par les vétérinaires », souligne Jean-François Rousselot, vice-président de l’Association française des vétérinaires pour animaux de compagnie (Afvac). Mais, selon l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), « malgré l’application de mesures de contrôle, les services de police ont traité, entre 2009 et 2013, un nombre croissant d’affaires impliquant la kétamine, dont des vols dans les cliniques vétérinaires et les centrales d’achat. » Impossible, toutefois, de connaître précisément la part que représente ce trafic sur l’ensemble des signalements, les données affinées dont dispose l’agence étant confidentielles. À la question de savoir si les autorités françaises veulent “laver plus blanc que blanc”, l’ANSM répond que « la mesure d’inscription des préparations injectables de kétamine est une mesure de contrôle nationale, qui répond à une situation interne au pays. »

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 10-11 de La Semaine Vétérinaire n° 1705.

Michaella Igoho-Moradel, avec Valentine Chamard

Réagir à l'actualité

Pseudo :

 
Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation de Le Point Vétérinaire.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.

Formations e-Learning

Nouveau : Découvrez le premier module
e-Learning du PointVétérinaire.fr sur le thème « L’Épanchement thoracique dans tous ses états »

En savoir plus
Publicité

L'infographie du mois

Boutique

Aussi bien destiné au vétérinaire, qu’à l’étudiant ou au personnel soignant, cet ouvrage vous apportera toutes les bases nécessaires à la consultation des NAC. Richement illustré de plus de 350 photos, doté de compléments internet vous permettant de télécharger des fiches d’examen et des fiches synthétiques par espèces, ce livre est indispensable pour débuter et progresser en médecine et chirurgie des NAC.
Découvrir la boutique du Point Vétérinaire

Agenda des formations

Retrouvez les différentes formations, évènements, congrès qui seront organisés dans les mois à venir. Vous pouvez cibler votre recherche par date, domaine d'activité, ou situation géographique.

Calendrier des formations pour les vétérinaires et auxiliaires vétérinaires

En savoir plus

Newsletters


Ne manquez rien de l'actualité et de la formation vétérinaires.

S’inscrire aux Lettres vétérinaires
S’inscrire à La Lettre de l'ASV

Publicité