Kétamine : un classement stupéfiant !

Michaella Igoho-Moradel, avec Valentine Chamard | 02.02.2017 à 11:06:56 |
Chien allongé avec des seringues à coté de lui chez un vétérinaire
© Chalabala - Istock

La kétamine injectable est désormais classée comme stupéfiant, ajoutant une contrainte administrative pour la profession.

C’est décidé : à compter du 24 avril prochain, la kétamine injectable est classée comme stupéfiant. Les praticiens, bien accoutumés à cet anesthésique, auront moins de trois mois pour être les garants de la mise en œuvre de la réglementation qui en découle. Cette décision intervient malgré la mobilisation des vétérinaires. Celle-ci est d’autant plus étonnante qu’elle va à contre-courant de ce que préconise l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui souhaite en préserver l’accès à la médecine humaine mais aussi vétérinaire. Malgré tout, les praticiens devront s’adapter, il semblerait que ce soit le prix à payer pour conserver l’usage de la kétamine.

Le détournement d’origine vétérinaire, une réalité ?
Pour justifier son arrêté, le ministère en charge de la santé pointe une augmentation des usages récréatifs de la kétamine. Les premiers signalements ont d’abord concerné le milieu médical et ensuite le domaine vétérinaire. « Ce nouveau cadre réglementaire ajoute des obligations, bien que les mésusages constatés ne proviennent très probablement pas de l’utilisation de la kétamine par les vétérinaires », souligne Jean-François Rousselot, vice-président de l’Association française des vétérinaires pour animaux de compagnie (Afvac). Mais, selon l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), « malgré l’application de mesures de contrôle, les services de police ont traité, entre 2009 et 2013, un nombre croissant d’affaires impliquant la kétamine, dont des vols dans les cliniques vétérinaires et les centrales d’achat. » Impossible, toutefois, de connaître précisément la part que représente ce trafic sur l’ensemble des signalements, les données affinées dont dispose l’agence étant confidentielles. À la question de savoir si les autorités françaises veulent “laver plus blanc que blanc”, l’ANSM répond que « la mesure d’inscription des préparations injectables de kétamine est une mesure de contrôle nationale, qui répond à une situation interne au pays. »

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 10-11 de La Semaine Vétérinaire n° 1705.

Michaella Igoho-Moradel, avec Valentine Chamard
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