Les recommandations de la Conférence mondiale de l’OIE sur l’enseignement vétérinaire

26/07/2016 | Le Point Vétérinaire.fr
Poster de l'OIE sur les recommandations pour l'enseignement vétérinaire
© OIE
Après 3 jours d’échanges, les participants à la 4e Conférence mondiale de l’OIE ont approuvé une série de recommandations afin d’aller plus loin dans l’amélioration mondiale de l’enseignement.

Cette Conférence a exploré les pistes permettant d’assurer l’excellence de la profession vétérinaire, en encourageant l’harmonisation de son enseignement explique le communiqué de presse de l’OIE ce 26 juillet. En effet, renforcer l’enseignement vétérinaire constitue la base d’une progression durable des services vétérinaires, dont la performance est déterminante pour faire face aux changements sociétaux, économiques et environnementaux auxquels sont confrontés la profession et la société.

Les Délégués nationaux de l’OIE, ainsi que des représentants gouvernementaux nationaux, des doyens des établissements d’enseignement vétérinaires (EEV), des représentants d’organismes statutaires vétérinaires, des organisations des secteurs public et privé de niveau national et international, des experts, des représentants des institutions en charge de l’accréditation des EEV et des organisations para-professionnelles vétérinaires, ont approuvé plusieurs recommandations destinées à relever les défis.

Bâtir les réussites du passé
Les précédentes Conférences mondiales de l’OIE sur l’enseignement vétérinaire avaient traité de la nécessité d’améliorer la qualité et d’harmoniser l’enseignement vétérinaire dans le monde, ce qui avait mené à la création d’un cursus de formation initiale ciblant les compétences minimales attendues des jeunes diplômés en médecine vétérinaire de tous les pays. De plus, elles avaient mis en avant le rôle crucial des organismes statutaires vétérinaires dans la promotion d’un enseignement vétérinaire de meilleure qualité et de la règlementation applicable aux praticiens et aux para-professionnels vétérinaires. Elles avaient également encouragé l’OIE à développer le concept de jumelage dans l’enseignement vétérinaire et au niveau des organismes statutaires vétérinaires.

Cependant, au plan mondial, de grandes disparités demeurent entre les établissements d’enseignement vétérinaire (EEV) concernant la mise en œuvre des Lignes directrices et Recommandations de l’OIE. L’OIE a en conséquence réaffirmé son engagement à accompagner les Pays Membres dans le perfectionnement durable et de long terme de la profession vétérinaire, en particulier par l’intermédiaire des différentes phases du processus PVS.

Diversifier les savoirs dans l’enseignement vétérinaire
Intégrer de nouveaux savoir-faire dans les cursus, c’est-à-dire introduire des compétences complémentaires ne relevant pas obligatoirement de la science vétérinaire (économie, compétences d’encadrement, communication), sera primordial pour répondre aux nombreuses attentes sociétales et communiquer efficacement avec les parties prenantes (propriétaires d’animaux, industriels, décideurs politiques et grand public).

Mettre en œuvre des méthodes pédagogiques innovantes
Encourager les EEV à expérimenter et évaluer des méthodes pédagogiques innovantes est nécessaire pour permettre un accès plus large à la formation initiale et continue.

Mieux prendre en compte les para-professionnels vétérinaires
Cette Conférence mondiale a aussi passé en revue les actions à entreprendre pour harmoniser et multiplier les possibilités de formation à destination des para-professionnels vétérinaires travaillant sous la responsabilité et la supervision des praticiens. Dans de nombreux pays où le nombre de vétérinaires est restreint, leur contribution est extrêmement précieuse. Par conséquent, la Conférence a souligné la nécessité de déterminer pour eux des compétences minimales et d’élaborer des lignes directrices relatives à un cursus de formation initiale. Cette question sera à l’ordre du jour de l’OIE dans les prochains mois.
Dans le but d’atteindre ces objectifs, il est fondamental que les autorités vétérinaires, les organismes statutaires vétérinaires, et les établissements d’enseignement vétérinaire collaborent encore plus étroitement.

« La profession vétérinaire peut contribuer grandement à un monde plus sain, c’est pourquoi notre monde a besoin d’une profession vétérinaire en bonne santé. En travaillant main dans la main, les autorités vétérinaires, les organismes statutaires vétérinaires et les établissements d’enseignement vétérinaire doivent porter à la connaissance de la société la grande valeur de la profession vétérinaire », a conclu le Monique Éloit, Directrice générale de l’OIE.

Les recommandations approuvées par les participants à la Conférence en juin 2016 à Bangkok seront présentées pour adoption aux 180 Pays Membres de l’OIE lors de la 85e Assemblée générale en mai 2017.

Source : OIE

 

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