Naissance d’un comité d’éthique vétérinaire à Oniris

Frédéric Thual | 30.06.2016 à 14:26:11 |
Portrait de Julie Hervé
© Julie Hervé

Créé dans le giron de l’école vétérinaire nantaise, le Cervo veut valider des protocoles de recherche clinique menés sur les animaux de particuliers ou d’éleveurs, au même titre que sur les animaux de laboratoire.

Amorcé sous l’ère de Pierre Saï, le projet de création d’un comité d’éthique en recherche clinique et épidémiologique vétérinaire aura finalement abouti sous la direction de Dominique Buzoni-Gatel, chercheuse en immunologie, arrivée à la tête d’Oniris le 1er juillet 2015. Porté par Julie Hervé, maître de conférences en physiologie-physiopathologie et chercheuse à l’unité de physiologie fonctionnelle cellulaire et moléculaire à l’école nantaise, le Comité d’éthique en recherche clinique et épidémiologique vétérinaire d’Oniris (Cervo) a officiellement vu le jour le 29 avril dernier. « Pour introduire davantage de transparence et d’exemplarité dans la validité des protocoles de recherche touchant les animaux de propriétaires utilisés pour la recherche clinique et épidémiologique », explique Julie Hervé, lasse d’une certaine schizophrénie à l’idée de toucher une souris de laboratoire, quand la législation européenne est, à l’inverse, non contraignante pour les affections spontanées relevées chez les animaux de particuliers ou d’éleveurs et pour lesquels l’exercice est laissé aux seuls bons soins du vétérinaire. « En France, nous n’osons pas communiquer sur nos protocoles de recherche clinique. Pourtant, pour recruter plus de cas, il faut communiquer auprès du grand public, comme nos homologues anglo-saxons ont l’habitude de le faire, et pour cela nous devons être irréprochables sur l’éthique, ajoute Julie Hervé. C’est en ce sens qu’il me semblait important que le caractère éthique des procédures vis-à-vis d’animaux non produits à des fins scientifiques, et donc non visés par la directive européenne 2010-63, soit encadré par un groupe d’experts. »

Retrouvez l'intégralité de cet article en page 14 de La Semaine Vétérinaire n° 1681.

Frédéric Thual
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