Prescription hors examen clinique : l’IGAS veut simplifier

31/05/2016 | Le Point Vétérinaire.fr
Prescription hors examen clinique
© RobertHoetink - iStock
Le rapport sur la prescription vétérinaire hors examen clinique, vient d’être publié.

L’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et le Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) viennent de publier leur rapport sur la prescription vétérinaire hors examen clinique

Le rapport fait un état des lieux de la mise en oeuvre du décret de 2007 sur la prescription et la délivrance des médicaments vétérinaire. Il présente également des propositions d’évolution du dispositif règlementaire qui l’encadre. Les recommandations formulées par la mission ont pour objectif de simplifier la pratique. A titre d’exemple, afin d’améliorer le suivi sanitaire, il est notamment recommandé de supprimer la fixation règlementaire d’une activité maximale cumulée pour unvétérinaire dans le domaine du suivi sanitaire permanent lié à la prescription sans examen clinique. Par ailleurs, plusieurs propositions concernent l’antibiorésistance, telles que l’exclusion de la prescription sans examen clinique les antibiotiques utilisés à titre préventif ou encore le recours à l’antibiogramme en cas d’échec thérapeutique. 

Plus d'informations dans le prochain numéro de La Semaine Vétérinaire (n°1677).

Michaella Igoho

Les dernières réactions

  • 01/06/2016 à 10:45
    nico85
    alerter
    "afin d’améliorer le suivi sanitaire, il est notamment recommandé de supprimer la fixation règlementaire d’une activité maximale cumulée pour un vétérinaire dans le domaine du suivi sanitaire permanent lié à la prescription sans examen clinique"

    Il y a que moi que ça choque ? En gros, les affairistes, faites vous plaisir, c'est "open bar" !
  • 01/06/2016 à 11:02
    Ikik
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    Moi aussi : on peut traverser la France pour vendre à condition de remplir une fois par an le BSE !!! Ou est le suivi sanitaire permanent ???
  • 01/06/2016 à 11:27
    nico85
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    Ce sont surtout les colis qui traversent la France ...
  • 01/06/2016 à 11:27
    boubix
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    Cette mesure va favoriser les grossistes du médicament au détriment de nos petits cabinets de campagne. Cela ne va pas dans le sens d'une diminution de l'utilisation des antibiotiques, ce que veulent ces gens c'est du tonnage .. J'imagine qu'il s'agit du résultat de pressions exercées par des grands groupes pharmaceutiques ou d'élevages concentrationnaires...
  • 01/06/2016 à 12:02
    MT
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    Et les m^mes groupes font pression pour nous diminuer les marges arrières...

  • 01/06/2016 à 20:14
    titi 80
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    C'est la porte ouverte à tous les abus et la fin programmée des vetos ruraux de proximité. Et le "maillage" dans tout ça ?
  • 05/06/2016 à 19:56
    Guillaume Collignon, Vétérinaire
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    Le brouillard se dissipe... on s'aperçoit que les détracteurs de notre profession ont fourbi leurs armes pendant que nous acceptions, une à une et quasiment sans poser de question, toutes les restrictions qui nous ont été imposées.
    L'état a-t'il encore un réel intérêt à favoriser l'élevage et le maillage vétérinaire qui y était associé, ou bien ne sommes-nous que le dégât collatéral d'un démantèlement progressif de l'élevage français ?
  • 07/06/2016 à 13:31
    Thierry Peeters
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    La délivrance est un conflit d'intérêt qu'on le vive bien ou mal. Certains pour s'en sortir parlent de "lien d'intérêt" (quand la dialectique vient au secours de la faiblesse intellectuelle). En rurale, il existe deux types d'activités, l'urgence et le conseil. Les deux peuvent être associées dans la pratique, mais malheureusement il y a souvent une réelle difficulté à faire accepter par le client qui fait confiance à l'urgentiste d'entendre critiquer sa pratique par le même vétérinaire devenu "conseil". Il faut accepter et favoriser les deux types de vétérinaires et tuer les réels affairistes. Pour les tuer, supprimer la délivrance et ils disparaîtront. Pour faire vivre les urgentistes et le maillage, oser demander des honoraires décents, mais pour cela il faut "oser", et les bons éleveurs l'acceptent (les mauvais auront disparu dans 5 à 10 ans). Les réels vétérinaires conseils (j'écris les "réels"), ont déjà osé demander de réels honoraires tout en gagnant moins que les urgentistes. Mais ça fonctionne et ce sera notre demain....mais ça ne plaît pas aux archaïques qui ont peur du lendemain incertain. Pour les "restrictions imposées", totalement d'accord, mais êtes-vous certains que vos représentants sont de jeunes vétos concernés par la pratique du lendemain ?
  • 08/06/2016 à 22:54
    Guillaume Collignon, Vétérinaire
    alerter
    C'est bien là que le bât blesse...
    D'un autre côté, se présentent comme représentants ceux qui ont un minimum de temps à y consacrer, et qui ont un peu de moyens.
    Quand on vient de s'installer, qu'on a des emprunts, une clientèle à fidéliser, de jeunes enfants, impossible de cumuler à cela une activité de conseiller ordinal ou de délégué syndical !
  • 09/06/2016 à 12:19
    Thierry Peeters
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    Il reste à prier pour voir éclore un syndicat contestataire.
  • 09/06/2016 à 14:38
    nico85
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    Thierry ... j'aimerais avoir ta définition du vétérinaire "conseil" et surtout savoir s'il délivre des médicaments ...
  • 11/06/2016 à 18:05
    Thierry Peeters
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    Deux questions au coeur des fantasmes. J'accroche assez bien sur l'adverbe "surtout". La définition qui suit est tirée du site de notre organisation chargée de l'éthique et indique que cette médecine s'adresse à une médecine de groupe opposée à la médecine individuelle: "Son intervention s'inscrit dans la durée (...) agit dans l'élevage en collaboration avec des spécialistes de la nutrition animale, de la zootechnie, (...): optimiser la production, réduire les pertes, améliorer la qualité des produits, sont les objectifs (...) analyser avec précision la situation, mener des investigations, (...) pour établir son diagnostic (...). Le vétérinaire conseil est un acteur important de la santé publique vétérinaire. Dans le cadre de son activité (...) il associe la maîtrise raisonnée de la prescription et la bonne utilisation des médicaments (...)". Voilà. Tu me diras si suffisant. Je peux envoyer la page du site. Pour la délivrance, idéalement, tout vétérinaire doit prescrire sans délivrer, conseil et urgentiste. C'est ce que nous avons tenté d'imposer avec notre structure. Les scuds ont été nombreux. J'ai démissionné.
  • 20/06/2016 à 15:48
    nico85
    alerter
    L'appellation "vétérinaire conseil" est systématiquement mise en avant par les affairistes, d'où ma question ...

    La "maîtrise raisonnée de la prescription", est une notion toute subjective, couplée assez systématiquement à la délivrance toute raisonnée également !

    " Le vétérinaire conseil est un acteur important de la santé publique vétérinaire", ce n'est pas le VS, ça ?
  • 20/06/2016 à 19:41
    Thierry Peeters
    alerter
    Tout ce texte sur la définition du vétérinaire conseil est tirée du site de l'Ordre. Nous avons refusé la délivrance entre 2005 et 2015, ce qui fait quand même dix ans. Tenté d'imposer une autre façon de faire en renvoyant vers les pharmaciens. On s'est fait tuer. Je portais. J'ai 60 piges et je suis fatigué. J'ai décidé de ne plus porter. J'y crois toujours, mais je n'en ai pas besoin. Dommage cette résistance alors que demain sera sans le médicament.

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