Vous avez un savoir-faire, maintenant il faut le faire savoir !

24/05/2016 | Le Point Vétérinaire.fr
Couverture du livre Clinic Well'Com
© D.R.
Notre confrère Laurent Lacouture (A 04) publie "Communication et mise en avant de sa structure vétérinaire sur Internet". Entretien.

Praticien mixte dans le Cher, Laurent Lacouture (A 04) publie "Communication et mise en avant de sa structure vétérinaire sur Internet", un ouvrage destiné à guider ses confrères, experts ou non en informatique, dans leur communication numérique : choix du média, pièges à éviter, e-réputation, community management... Explications.

Pourquoi avoir écrit cet ouvrage ?
Je suis assez présent sur les réseaux sociaux, y compris Facebook, et via des groupes de discussion de vétérinaires. J’ai pu constater que de nombreux confrères n’étaient pas au courant des possibilités, en matière de communication, offertes par le nouveau Code de déontologie1. J’ai une appétence certaine pour l’informatique et les nouvelles technologies, et je souhaitais partager mon expérience avec les confrères. Le développement de leur présence sur la Toile permet d’aller au-delà de la présentation conventionnelle professionnelle (cartes de visite, bouche-à-oreille, etc.), ce qu’ils font peu actuellement.

Pourquoi les vétérinaires exploitent-ils peu les possibilités offertes par le nouveau Code de déontologie ?
Les confrères sont nombreux à être restés sur l’idée que le Code est peu permissif. Les anciennes croyances restent. En effet, auparavant, il était compliqué de poser une simple affiche, les vétérinaires n’étant pas des commerçants. Communiquer leur était permis, mais vers leur clientèle uniquement. Aujourd’hui, il existe peu de restrictions vers des personnes non clientes de la structure vétérinaire. Cela constitue une opportunité d’élargir sa communication au plus grand nombre.

Quels sont, pour les vétérinaires, les enjeux de leur présence sur Internet ?
L’enjeu réside déjà dans l’image de modernité que cela donne à la profession. Il importe que s’efface la vision vieillotte du cabinet vétérinaire. Les structures vétérinaires se sont modernisées ces dernières années : avant, nous n’avions pas de moyens de le faire savoir, en particulier pour ceux d’entre nous qui ont des spécialités. Aujourd’hui, les praticiens peuvent présenter leur structure, leurs particularités, leurs équipements et mettre en avant leur équipe soignante. Communiquer à des périodes précises (pour les parasites externes, par exemple) permet également d’améliorer la médicalisation des animaux domestiques.
Certains éléments sont incontournables, voire obligatoires : les tarifs, les horaires, l’adresse de la structure et la présentation de tous les praticiens qui y exercent. En résumé, le maximum de renseignements visant à informer le mieux possible le client sur ce qu’il peut attendre de la clinique. Attention, tout de même, la publication de tout ce qui a trait à la partie purement commerciale reste interdite.

Quelles sont les possibilités offertes aux praticiens ?
L’ouvrage présente les sites et les réseaux sociaux, gratuits ou payants, susceptibles d’être utiles aux confrères. Chacun est décrit grâce à une fiche pratique, qui précise le temps nécessaire et les points forts pour chaque option. Au lecteur, ensuite, de faire son choix, selon ses intérêts et ses motivations, selon qu’il souhaite proposer un contenu actif ou simplement informatif.
Le multimédia est un vaste monde et il est parfois peu aisé de savoir d’emblée quel média sera le plus utile. La plupart des associés des structures ont entre 40 et 60 ans. Tous ne sont pas nés avec une souris et un clavier dans la main. Cet ouvrage vise donc à éviter aux confrères de commettre certaines erreurs. La dernière partie de l’ouvrage traite notamment des pièges à éviter, pour la structure comme pour les clients, parfois égarés par les annuaires professionnels ou les sites de mise en relation, parce qu’ils ne trouvent pas la bonne information, telle que le numéro de téléphone de la clinique, par exemple. Plus le vétérinaire communiquera, plus ses clients lui en seront reconnaissants.

Propos recueillis par Sophie Komaroff

1 La première partie consacrée au nouveau Code de déontologie a été relue par Marc Veilly, secrétaire général du Conseil national de l’Ordre des vétérinaires.

 

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