Le vétérinaire, la carte et le territoire au ministère de l’Agriculture

Marine Neveux | 19.05.2016 à 15:26:15 |
veterinaire, rural, visite
© Frédéric Decante

« Le vétérinaire, la carte et le territoire » était le thème du colloque organisé par le SNVEL au ministère de l’Agriculture, à Paris, le 12 mai. L’occasion de réfléchir aux solutions à adopter pour assurer la relève des praticiens en rurale et maintenir le réseau en campagne.

« La journée est née d’une rencontre avec le ministre, du constat qu’un problème menace le réseau vétérinaire dans les années à venir et de l’idée de construire des solutions » : Pierre Buisson, président du Syndicat national des vétérinaires d’exercice libéral (SNVEL), plante ainsi le décor de cette journée organisée par le syndicat sous les lambris du ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt. Une journée riche en interventions où ont été exposées plusieurs initiatives loca­les visant à répondre à cette problématique. Le ministre de l’Agriculture n’était pas venu les mains vides, il s’est engagé sur certaines enveloppes budgétaires : 300 000 € pour soutenir les stages tutorés, 650 000 € pour le réseau de vétérinaires sanitaires. Une annonce qui traduit une reconnaissance de l’enjeu lié au tutorat. « Il faut que, chaque année, 25 élèves en école vétérinaire soient pris en charge, donc faire en sorte que l’on puisse organiser cette transmission, explique Stéphane Le Foll. Le tutorat est indispensable si l’on veut que les jeunes assurent la relève des anciens. » L’engagement pour le réseau sanitaire de vétérinaires est également important. Un état des lieux fait apparaître des grilles tarifaires très différentes sur certaines prophylaxies… Le ministre réclame « une stratégie d’harmonisation » sur ce point et, plus largement, la création de groupes de travail sur l’ensemble du réseau vétérinaire, les productions animales et la modernisation du partenariat entre l’État et les vétérinaires sanitaires. « Cette réunion avait pour objectif de réaffirmer l’enjeu des vétérinaires sur le territoire, reprend Stéphane Le Foll. La réflexion devra aussi porter sur le nombre de vétérinaires en France, les projets d’intercommunalités, la manière dont on intègre les vétérinaires et cette surveillance sanitaire dans les stratégies territoriales. On pourra y adjoindre les chambres d’agriculture. »

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 10 et 11 de La Semaine Vétérinaire du 20 mai 2016.

Marine Neveux
Réagir à cette actualité
Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation de Le Point Vétérinaire.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.
Retrouvez toute l’actualité vétérinaire
dans notre application

En poursuivant votre navigation, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation des cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
En savoir plus

OK