L’OABA à la Commission d’enquête parlementaire sur les conditions d’abattage

28.04.2016 à 08:11:31 |
Frédéric Freund et Jean-Pierre Kieffer à la commission parlementaire
© D.R.

Le 27 avril, l’OABA, présidée par notre confrère Jean-Pierre Kieffer, était auditionnée par la commission d’enquête parlementaire sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie.

Cette commission a été créée en mars derniers suite aux différents scandales médiatiques sur les abattoirs en France. L’Assemblée Nationale a ainsi initié les auditions. Le 27 avril, c’est l’association L214 (qui avait révélé les vidéos dans des abattoirs) et l’OABA qui étaient entendues en commission parlementaire.

« Notre attente et notre espoir sont d’avoir un débat parlementaire » martèle Jean-Pierre Kieffer, président de l’OABA. « Il y a déjà eu cinq proposition de Loi, et aucune n’a été inscrite à l’ordre du jour, donc j’espère qu’à l’issue du travail de ce groupe, il y aura une proposition de Loi. Nous ne pouvons pas rester dans cette situation, sans qu’il y ait de débat citoyen ».

L’audition a aussi été l’occasion d’aborder la question de la vidéosurveillance au poste d’abattage. « Les contrôles sont visiblement insuffisants, il n’y a pas que les ONG de protection animale qui le précisent, mais plusieurs rapports de la Commission Européenne ont aussi épinglé la France sur ce sujet » explique Frédéric Freund, directeur de l’OABA. « Suite à ces vidéos portées à la connaissance du grand public, les ONG ont demandé une surveillance continue du poste d’abattage, et c’est d’ailleurs une demande reprise par l’ensemble des fédérations nationales d’abattoir, c’est notable ». Cet outil technique pourrait également apporter un appui alors que le Ministre de l’Agriculture reconnaît que 500 nouveaux ETP dédiés seraient nécessaires en abattoir, mais les moyens financiers ne sont pas au rendez-vous.
Au Royaume-Uni, la moitié des abattoirs sont déjà équipés de vidéo-surveillance sur la base du volontariat. « Plusieurs abattoirs en France ont déjà des caméras sur les postes de déchargement, il faudrait les généraliser sur le poste d’abattage » poursuit Jean-Pierre Kieffer.

Marine Neveux

A lire le détail dans La Semaine Vétérinaire du 6 mai prochain

6 commentaires
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Sylvain Duport, Vétérinaire le 28-04-2016 à 17:58:07
je suis vétérinaire officiel en abattoir. Ce serait "simple" d'installer une vidéo surveillance dans l'abattoir ou je travaille, la question principale est que fait on des images : visualisation en direct ; enregistrement et visualisation aléatoire . . . et surtout qui visualise ?
ce serait trop simple de dire que l'on a une vidéo surveillance et ne rien prévoir / son utilisation.
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Nicolevéto le 28-04-2016 à 19:19:11
Et pourquoi pas une vidéo surveillance dans les salles de chirurgie vétérinaires pour surveiller si l'animal ne se réveille pas au cours de la chirurgie?
Qui n'a jamais fait les points de sutures sur un animal un "agité"
Et pourquoi une vidéosurveillance dans les élevages de bovins pour que chacun puisse espionner les éleveurs sur le respect du bien-être animal.
Non je ne suis pas prêt à sacrifier les droits de l'Homme au nom des droits des animaux
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lancelot 44 le 28-04-2016 à 23:39:34
Cette idee va sans doute dans le bon sens mais ne traite pas la question de fond: le poste d'abattage devrait etre un poste hautement qualifie avec une formation adequat et un étourdissement efficace et obligatoire. Cette video surveillance est un pis-aller et j'espere que notre representant JPK ne se laissera pas berner. Pour repondre a JMN : plus de transparence en matiere de bien etre animal ne peut etre que benefique a la filiere et n'a rien de contradictoire avec les droits de l'homme et non ta salle de chirurgie n'est plus sanctuarisee. Si on informe pas on meurt
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Nicolevéto le 29-04-2016 à 01:19:41
Formation et poste hautement qualifiés :110% d'accord.
Étourdissement ou plutôt "assommoir" pas d'accord mais trop long à expliquer
Et JPK notre représentant !!!! Il ne représente que lui est quelques adhérents à son mouvement.
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Martel732 le 29-04-2016 à 22:52:40
La loi, dans notre pays,impose l'étourdissement des animaux avant l'abattage avec une dérogation pour l'abattage rituel sauf que depuis quelques années cet abattage rituel qui devait rester très minoritaire est devenu largement minoritaire et ceci avec le silence assourdissant des associations de protection animale et particulièrement de l'OABA , oui aux caméras de surveillance si c'est pour montrer à nos compatriotes la réalité de la souffrance des animaux jugulés à vif, l'hypocrisie a assez duré...
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Cassiopée le 02-05-2016 à 11:34:52
En effet, le rpa et les vétérinaires auraient toute légitimité à visualiser non ?
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