L'école vétérinaire d'Alfort innove en matière de pédagogie !

25/04/2016 | Le Point Vétérinaire.fr
Etudiants de 3e année et expert à Alfort
© Nathalie Woodrow
Depuis janvier, la plateforme VetSims permet aux étudiants de s'exercer à la communication client (VetSims Com'Alfort) et à la réalisation de gestes techniques sur des mannequins et des modèles inertes (VetSims Mim'Alfort).

Du côté de VetSims Mim'Alfort, les étudiants sont encouragés à aller apprendre ou se perfectionner pour, par exemple, réaliser et lire un frottis sanguin, poser un cathéter à la veine céphalique d'un chien, réaliser une prise de sang à la jugulaire d'une vache, réaliser des sutures, une intubation trachéale, une cystocentèse, un pansement de type Robert Jones… Le principe est simple : jamais la première fois sur un animal !

VetSims Com'Alfort est destinée aux étudiants de troisième année. Découvrez l'article dans son intégralité sur le blog dédié des 250 ans de l'école nationale vétérinaire d'Alfort

Les dernières réactions

  • 25/04/2016 à 22:25
    Pierre MAY
    alerter
    mais il me semble qu'il y a encore des animaux dans les cliniques vétérinaires et qu'on reçoit également des stagiaires ! et nom d'un chien on travaille quand même sur du vivant ! nous autre praticiens nous pouvons encore apprendre, sur de vrais animaux qui bougent avec de vraies veines et des vraies réactions à la douleur, à des étudiants à faire une prise de sang ou une injection! qu'est ce que c'est que cette génération qui va faire des actes virtuels sur des animaux virtuels .
    Est ce que la machine peut envoyer un coup de pied virtuel ou faire une griffure virtuelle ? grrrrr !!!! On a eu cette semaine une étudiante de 3° année qui n'avait jamais fait une seule injection de sa vie !
    ah quelle nostalgie de la prophylo et autres remplacements audacieux et mal rémunérés de nos années estudiantines !
  • 26/04/2016 à 11:32
    Marc Gogny
    alerter
    Que nos confrères se rassurent : les écoles vétérinaires restent bien ancrées dans la réalité ! Il ne s'agit en aucun de remplacer la clinique ou le contact avec l'animal et son client. Au contraire même, les étudiants sont mis en contact dès la première année dans les cliniques ou par des périodes de formation en milieu professionnel.
    La simulation médicale n'est qu'un outil pédagogique de plus dans la palette, destinée à mieux garantir l'acquisition individuelle des savoir-faire et des savoir-être, briques indispensables de la compétence, et ce avant l'entrée en 4e année.
  • 26/04/2016 à 18:00
    Robert TELLIER
    alerter
    Lorsque j'étais vétérinaire inspecteur à la BNEVP j'ai eu l'occasion à de nombreuses reprises de rencontrer des vétérinaires praticiens. Très rapidement mes interlocuteurs comprenant que j'étais un ancien praticien s'épanchaient sur leurs difficultés. Souvent, presque toujours mes confrères se "lamentaient" sur la difficulté d'être aidés ou remplacés par des jeunes vétérinaires qui avaient pour caractéristique d'être:
    -souvent incompétents,
    -exigeant sur les 35 heures et toutes les compensations pour les astreintes type nuit de garde, week-end de garde etc.
    Bref il s'avère d'après les dires de nombreux praticiens que l'avenir n'est pas rose pour ceux qui veulent lever le pied pour différentes raisons. il y a quarante ans le jeune véto à peine sorti de l'école vétérinaire devenait aide longue durée ou remplaçant sans poser des conditions voire ses conditions. A cette époque il y avait 300000 chômeurs, aujourd'hui tout est compliqué le jeune vétérinaire peut être incompétent et exigeant. il y a entre 3 500 000 chômeurs et 6 000 000 suivant comment les statistiques prennent leurs références.
    Malgré le "progrès" la vie n'est pas plus facile aujourd'hui que jadis..
  • 26/04/2016 à 18:00
    Robert TELLIER
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    Lorsque j'étais vétérinaire inspecteur à la BNEVP j'ai eu l'occasion à de nombreuses reprises de rencontrer des vétérinaires praticiens. Très rapidement mes interlocuteurs comprenant que j'étais un ancien praticien s'épanchaient sur leurs difficultés. Souvent, presque toujours mes confrères se "lamentaient" sur la difficulté d'être aidés ou remplacés par des jeunes vétérinaires qui avaient pour caractéristique d'être:
    -souvent incompétents,
    -exigeant sur les 35 heures et toutes les compensations pour les astreintes type nuit de garde, week-end de garde etc.
    Bref il s'avère d'après les dires de nombreux praticiens que l'avenir n'est pas rose pour ceux qui veulent lever le pied pour différentes raisons. il y a quarante ans le jeune véto à peine sorti de l'école vétérinaire devenait aide longue durée ou remplaçant sans poser des conditions voire ses conditions. A cette époque il y avait 300000 chômeurs, aujourd'hui tout est compliqué le jeune vétérinaire peut être incompétent et exigeant. il y a entre 3 500 000 chômeurs et 6 000 000 suivant comment les statistiques prennent leurs références.
    Malgré le "progrès" la vie n'est pas plus facile aujourd'hui que jadis..
  • 26/04/2016 à 23:10
    opposant institutionnel
    alerter
    @Robert Tellier : un peu hors sujet, non ?
    Quand il y a quarante ans les jeunes n'étaient pas exigeants (et étaient plus compétents qu'aujourd'hui ???), les anciens étaient chaleureux, réellement confraternels ! Il est vrai qu'ils étaient davantage "vétos" que chefs d'entreprise ! On m'a, personnellement très bien payé en même temps que formé (et j'en avais bien besoin!). Ma mémoire de cette époque effectivement plus facile vaut bien celle de ceux qui sont peut-être un peu oublieux de leurs propres débuts, non ?
  • 27/04/2016 à 12:14
    tellier
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    Opposant institutionnel c'est quoi?
    J'ai pour habitude de m'exprimer à visage découvert.
    S'exprimer sous un pseudonyme est le fait d'individu bien peu relisant.
  • 27/04/2016 à 12:14
    tellier
    alerter
    Opposant institutionnel c'est quoi?
    J'ai pour habitude de m'exprimer à visage découvert.
    S'exprimer sous un pseudonyme est le fait d'individu bien peu relisant.
  • 27/04/2016 à 12:51
    Lostdog
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    Certes nos stages ont pour but de nous former, mais il est appréciable justement d'être plus confiant en ses connaissances et sa technique avant de se lancer.
    Le lieu de formation, à mon sens doit rester l'école: c'est par là qu'il faut commencer, essayer, se planter plusieurs fois (donc autant utiliser les simulations au maximum histoire de mettre les gens en confiance) puis réussir et maîtriser.
    À l'heure actuelle, quant il s'agit de stages en clientèle les propriétaires étant davantage soupçonneux et exigeants, il est de plus en plus difficile pour le confrère qui encadre de laisser effectuer des gestes techniques sans appréhension.
    Si les étudiants arrivent de plus en plus nombreux en stage et rempla avec plus d'entraînement sur les gestes de base et la communication, je pense que tout le monde sera plus serein.
    Pour ma part j'ai débuté (cathéter, prise de sang) en m'incrustant la nuit aux urgences dès ma première année avec mes anciens, et pourtant, je pense que ce type d'apprentissage qui ne dépend que du partenariat poulot/ancien de clinique, est certes profitable, mais problématique car le contenu transmis est variable et certaines erreurs techniques si minimes soient-elles peuvent être transmises de promotion en promotion, suscitant parfois l'exaspération des encadrants en clinique qui découvrent que la formation n'a pas forcément suffi en amont (mais comment vous tenez vos instruments? c'est quoi ces points de suture?). Malheureusement la théorie ne suffit pas.
    Par exemple réaliser rapidement et sûrement une prise de sang sur un chat pas patient avec un essai seulement, sur une jugulaire, une céphalique ou une saphène n'est pas si simple et quand je me souviens des nombreuses tentatives ratées et coups de griffes, je me dis que cela m'aurait aidé de m'entraîner d'abord sur des mannequins pour comprendre les subtilités ( la veine qui se collabe, le cathéter qui fait rouler la veine etc...) plutôt que d'attendre des mois voire des années avant de mettre au point ma gestuelle.
    Idem pour les convenances où les gestes de base de la chirurgie comme la technique d'abord, de dissection ou les sutures pourraient faire l'objet de TP (ce qui est déjà le cas mais peut-être pas de façon suffisamment poussée)
    Idem pour l'hématologie et la pathologie clinique
    Même la communication avec les clients était jusqu'à maintenant un apprentissage sur le tas, et au vu de l'évolution actuelle, mieux vaut être préparé avant plutôt que d'être lâché dans l'arène comme remplaçant ou interne.
    L'exemple le plus frappant de l'utilité de la simulation est le cas de la gestion anesthésique ou de la RCP, qui avait déjà débuté depuis quelques années mais qui devrait heureusement se généraliser sous peu: faire une RCP correcte est plus que difficile à apprendre en conditions réelles puisque par définition le temps n'est pas à la pédagogie mais à la gestion de l'arrêt. Même sous la supervision s'un titulaire, c'est difficile de retenir après coup tout ce que l'on a fait et pourquoi on l'a fait.
    Simuler des cas et donner de bons réflexes et de bonnes habitudes est plus profitable que de commencer ses premières réas en paniquant sans réussir à réfléchir rapidement.
    Ce n'est pas pour rien que les internats se développent: bon nombre d'étudiants en fin de cursus ne se sentent plus assez en confiance pour affronter les exigences de la pratique clinique qui sont de plus en plus nombreuses.

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