Quelles sont les attitudes des Européens vis-à-vis du bien-être animal ?

31/03/2016 | Le Point Vétérinaire.fr
Vache qui se fait brosser le dos
© Platteboone - iStock
La compréhension du bien-être animal et les prises de conscience, notamment en matière d'orientation des achats, ont été évaluées chez les Européens.

L'enquête Eurobaromètre « Attitudes des Européens à l'égard du bien-être animal », parue fin mars, a été menée en novembre et décembre 2015 auprès de 27 672 citoyens des 28 États membres. En voici les principaux enseignements.
Une très large majorité d'Européens (94 %) soulignent la nécessité d'assurer le bien-être des animaux d'élevage : 57 % sont d'avis que c'est « très important » et ça l'est « plutôt » pour 37 %. Seule une faible proportion (4 %) de répondants jugent cet aspect « pas important ».
En outre, plus de quatre personnes sondées sur cinq (82 %) estiment que le bien-être des animaux d'élevage devrait être mieux protégé qu'aujourd'hui. 44 % ont un avis tranché (« oui, tout à fait »), mais plus d'un tiers (38 %) sont moins catégoriques (« probablement »).
L'enquête révèle également que la majorité absolue des Européens (87 %) considère que les campagnes d'information sur le bien-être animal sont un bon moyen d'influencer les comportements de la jeune génération (48 % de « tout à fait » et 39 % de « probablement »). Par ailleurs, près des deux tiers des sondés (64 %) ont indiqué qu'ils aimeraient bénéficier de davantage d'informations sur les conditions dans lesquelles les animaux d'élevage sont traités dans leur pays, alors qu'un tiers d'entre eux (33 %) ne sont « pas du tout » ou « probablement pas » intéressés.
Dans l'ensemble, 59 % des personnes interrogées ont indiqué qu'elles seraient prêtes à payer davantage pour les produits respectueux du bien-être animal. Dans le détail, plus d'un tiers (35 %) des répondants pourraient débourser 5 % supplémentaires et plus d'un sur dix (16 %) accepterait une hausse de 6 à 10 % pour des produits provenant de systèmes de production en adéquation avec ce principe.

Retrouvez l'intégralité de cette actualité en page 12 de La Semaine Vétérinaire n° 1668.

Nathalie Devos

Les dernières réactions

  • 01/04/2016 à 10:41
    Tiloute
    alerter
    Sujet : surveillance des abattoirs :
    Mesdames et Messieurs les vétérinaires : serait-il possible d'envisager l'installation systématique de vidéo-surveillance dans tous les abattoirs français, chaque caméra serait reliée à un serveur "commun". Ce bureau aurait des vétérinaires surveillants (avec des créneaux tournants). Le vétérinaire en poste choisirait aléatoirement tel abattoir à un instant T. Techniquement envisageable ?
  • 01/04/2016 à 14:16
    Sylvain Duport, Vétérinaire
    alerter
    Bonjour, je suis Vétérinaire Officiel en abattoir (un vacataire à temps partiel) et je passe beaucoup de temps sur chaine et depuis quelques mois j'assiste à l'étourdissement puis la saignée quotidiennement d'une partie des animaux abattus. C'est un abattoir "municipal" multi-espèce qui commence l'abattage à 05:00 du matin et termine entre 11:00 et 13:00. Deux inspecteurs de la DDPP (anciennement DSV) complètent l'équipe et nous assurons une surveillance continuelle du respect des normes sanitaires et du respect de la protection animale. Nous voyons tous les animaux avant abattage soit lors de leur déchargement soit dans les parcs et stabulations, contrôlons les carcasses, surveillons le respect des normes d'hygiènes . . . Il y a donc une surveillance continuelle des activités dans l'abattoir, avec une présence permanente des inspecteurs et partielle (4h30/j) du véto (moi) et même si l'ambiance est bonne, nous sommes clairement identifés comme l'autorité de contrôle. Du coup je ne suis pas certain que la présence d'une caméra qui pourrait être observé en direct apporte un supplément . Il faudrait pouvoir observer en permanence les agissements des opérateurs dans la bouverie, au poste de saigné, et idéalement de chacun des agents en poste pour confirmer qu'ils respectent bien les procédures d'hygiènes (la santé des consommateurs est également à prendre en compte). l'approche retenue par la DGAL est je pense de responsabilisé les professionnels et de les sanctionner en cas de défaillance. qu'un directeur travaillant dans son abattoir depuis 40 ans découvre de tels comportements dans son équipe est risible.

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