Focus sur le cursus Belge

17/03/2016 | Le Point Vétérinaire.fr
Un professeur vétérinaire belge opère devant des étudiants
© ULg M. Houet
Chaque année, environ 1 000 Français tentent d'intégrer les universités francophones vétérinaires belges. Leur accès est ouvert à tous, mais les non-résidents sont soumis à un quota. Pour ceux qui font partie des heureux élus tirés au sort, l'assurance de devenir vétérinaire en 6 ans, sous réserve de résultats corrects à chaque semestre.

En Belgique, la formation vétérinaire est universitaire. Organisée en six années, elle n'est pas soumise à une entrée par concours, contrairement à la France. Cela n'en reste pas moins un cursus exigeant, sanctionné par des examens à chaque semestre. Une fois le diplôme en poche, la majorité des étudiants français retournent dans leur pays d'origine. Ces jeunes professionnels sont généralement bien accueillis. « En zone frontalière, nous voyons arriver un afflux de candidats sans expérience et sans éléments réellement différenciant sur le CV, note Cyril Chovet, praticien à Loos-les-Lille (Nord). Au démarrage, les confrères formés en Belgique présentent en général une formation pratique moins approfondie, une autonomie moindre face à la clientèle. Ils ont moins l'habitude du discours et de la vulgarisation nécessaires, et ils ont un peu moins de facilité à gérer en autonomie le propriétaire. Mais ces points s'estompent rapidement ! Leur background théorique est plus costaud que celui des vétérinaires formés en France. Le cursus belge a fait ses preuves, même si la surcharge d'étudiants lui porte préjudice. » Pour les vétérinaires qui emploient des diplômés de Belgique, un encadrement accru de la part de leurs confrères plus expérimentés se révèle parfois nécessaire durant les premiers mois d'exercice. « Le manque de pratique fait que, souvent, ils ne sont pas à l'aise, estime Jérôme Marcel, praticien à Flers-en-Escrebieux (Nord). Nous devons être observateurs au départ pour évaluer leur capacité à cerner les personnes, à pratiquer une chirurgie sans stress... Après, oui, il y a de petites différences dans l'approche de la profession, mais pas plus qu'entre chaque école française ! »

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 40-45 de La Semaine Vétérinaire n° 1666.

Sophie Komaroff

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