La rage : soirée d’information à Maisons-Alfort

10.02.2016 à 06:53:58 |
Salivation chez un chien
© DR

Une soirée d’information sur la rage, zoonose mortelle, s’est tenue le 9 février dernier à l’école vétérinaire d’Alfort.

Elle s’intègre en effet dans le plan d’action de communication initié par la DGAL. Cette « information a un volet auprès des détenteurs, des voyageurs, des propriétaires, mais aussi auprès des professionnels, et les vétérinaires sont un maillon essentiel » a précisé notre consoeur Nathalie Pihier (DRIAAF Ile-de-France) dès l’introduction des conférences. L’amphithéâtre de l’école d’Alfort accueillait majoritairement des confrères praticiens, mais il était aussi ouvert aux médecins et autres partenaires de santé. L’équipe de la DDPP était aussi sur place pour échanger avec les confrères.

Bien que la France soit indemne de rage, cette maladie est un problème d’actualité dans le monde, « nous sommes confrontés à des cas de rage importés (en témoignent les derniers exemples en 2013, 2015) » rappelle Barbara Dufour (enseignante en maladies contagieuses à Alfort). A chaque fois, cela entraine une forte mobilisation, des risques de santé publique et des coûts importants pour la collectivité. D’où le souhait de pouvoir maintenir la vigilance de tous les acteurs, pour réagir rapidement et de la bonne façon. Ces soirées d’information sont déclinées dans différentes régions de France.

Alors que la rage est une maladie très polymorphe, et que tous les intermédiaires existent entre la rage furieuse et la rage paralytique, Nadia Haddad, professeur à l’unité de maladies contagieuses à Alfort, en a détaillé les signes cliniques et la démarche diagnostique. L’anamnèse est aussi particulièrement importante.

Notre confrère Alain Guignard (DRIAAF/SRAL), appelle aussi à la vigilance, particulièrement par rapport aux importations. « La principale stratégie repose sur les moyens de contrôle et les animaux importés ». Lors de suspicion, « les praticiens doivent prendre leur téléphone et appeler la DDPP » explique t-il « quand vous avez une suspicion aussi faible soit elle, vous avez l’obligation de rentrer en contact avec la DDPP pour savoir quelle est la disposition la plus appropriée à prendre » a t-il martelé. Les cas de non conformité des certificats, des vaccinations, ont aussi été soulevés. Que faire face à un chiot de moins de 3 mois soit disant vacciné ? Qu’en est-il de chiens errants roumains qui entrent en France de façon réglementaire ? Comment inciter le grand public à suivre les obligations de suivi d’un chien mordeur ? Les questions de terrain sont multiples, et chaque cas particulier rend une réponse unique difficile.  

Marine Neveux

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