Zoonoses : la FAO veut une feuille de route

Michaella IGOHO | 29.01.2016 à 16:34:31 |
Lutte contre les zoonoses
© damedeeso - iStock

La FAO préconise une feuille de route pour maîtriser les maladies zoonotiques.

Réunis à Rome le 28 janvier, des experts internationaux ont échangé sur les menaces que constituent Ebola et le Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV). Afin de mieux évaluer et gérer ces épidémies à l'avenir, l’Organisation de l’Onu pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) souhaite la mise en place d’un programme de recherche intégré établissant ce que l'on sait et ce que l'on ignore de la dynamique de transmission et des mécanismes de retombées des deux récentes épidémies; et favorisant le renforcement de la collaboration et des réseaux de surveillance et de diagnostic.

« Il subsiste des lacunes importantes dans nos connaissances sur la transmission de ces maladies, à la fois chez l'homme et les espèces animales hôtes potentielles, ainsi que sur leur épidémiologie et le risque qu'elles constituent pour la sécurité sanitaire des aliments et la sécurité alimentaire des populations qui dépendent de l'élevage ou de la chasse », a souligné M. Lubroth, vétérinaire chef à la FAO.

La FAO préconise vivement d'intensifier la collaboration et l'échange d'informations. Les réunions de ce mois vont plus loin en couvrant des questions allant des méthodes épidémiologiques et de diagnostic laboratoire aux chaînes d'approvisionnement et aux études de comportement. Les participants ont contribué à une carte intégrée des activités en cours  et prévues dans les domaines de la recherche de laboratoire, la mise au point de tests, la surveillance, la formation, la compréhension des pratiques à risque et l'identification des mesures de prévention. 

Le service de santé animale de la FAO incite à un effort concerté pour identifier exactement quels animaux servent de réservoirs ou d'hôtes intermédiaires d'un virus, sa répartition géographique, son comportement humain et animal favorisant la transmission, ainsi que les mécanismes de transmission virale, les facteurs écologiques et sociaux qui favorisent ou atténuent les épidémies, indique le communiqué  de presse de l’organisation. 

Michaella IGOHO
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