Loi numérique : ce que le gouvernement a choisi

Clarisse Burger | 17.12.2015 à 09:28:00 |
République numérique
© DR

Le projet de loi "Pour une République numérique" a été adopté. Le gouvernement a ajouté plusieurs idées citoyennes dans le texte de loi.

Le projet de consultation relatif à la loi numérique de la secrétaire d’Etat, Axelle Lemaire, a eu un grand succès auprès des citoyens français qui ont déposé leurs propositions sur une plateforme numérique nommée « République numérique ». A l’issue de la consultation sur ce texte de loi, le gouvernement a répondu à 250 propositions faites par les contributeurs. L’idée était d’amender, d’étoffer ou de corriger le projet de loi, selon ses propres attentes. Puis de voter les différents articles du texte de loi. Plus de 21 000 participations avec 8501 contributions et 150 000 votes ont eu lieu. Le gouvernement a expliqué ses choix début décembre.

Parmi les articles du texte de loi retenus, on compte l’obligation de transparence pour les algorithmes publics (comme l’admission post-bac), le droit à l’auto-hébergement de ses données sur un serveur Internet, la mise à disposition des travaux de recherche, la collecte numérique de données d’entreprises par l’Insee (excluant les données liées à la vie privée).

Parmi les articles écartés, on compte celui favorisant l’utilisation des logiciels libres dans les administrations et les établissements scolaires. Autre point rejeté : l’ouverture d’une action de groupe qui permettait aux consommateurs, en cas de litige, sur la protection des données personnelles de poursuivre collectivement, la structure ou l’organisme concerné.

Le projet de loi a été transmis au Conseil d’Etat le 6 novembre 2015 et adopté par le Conseil des ministres le 9 décembre.

Clarisse Burger
1 commentaire
avatar
VINCE50 le 07-01-2016 à 12:36:12
L'abandon de l'article sur la généralisation des logiciels libres dans les administrations est regrettable. La Gendarmerie Nationale l'a fait il y a quelques années (dont système d'exploitation) Ça lui a permis d'économiser à terme plusieurs dizaines de millions d'euros annuels (!) et n'a posé aucun problème de sécurité (au contraire dans des services pourtant classés comme sensibles) Il serait intéressant de savoir pourquoi cet article a été écarté alors que des directives gouvernementales poussaient au passage aux logiciels libres il y a encore peu d'années. Il est à craindre que les lobbies aient encore frappé a un moment où on voit l'Education Nationale multiplier les contrats avec Microsoft. A moins que ce soit le terme "libre" qui gêne ?.............
Réagir à cette actualité
Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation de Le Point Vétérinaire.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.
Retrouvez toute l’actualité vétérinaire
dans notre application

En poursuivant votre navigation, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation des cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
En savoir plus

OK