H5N1 HP : risque zoonotique quasi nul, estime l’Anses

15/12/2015 | Le Point Vétérinaire.fr
poules
© D.R
Les résultats du séquençage total de la souche H5N1 hautement pathogène détectée dans le premier foyer en Dordogne révèle l’absence pour cette souche des principaux marqueurs de virulence de pathogénicité pour l’homme.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a été saisie le 27 novembre dernier par la Direction générale de l’alimentation (DGAl) et la Direction générale de la Santé (DGS) pour réaliser une expertise scientifique relative au risque ‘influenza aviaire’ (IA), suite à la découverte du premier foyer de sous type H5N1 hautement pathogène (HP) en Dordogne. L’Anses a rendu son avis le 14 décembre dernier.Concernant le volet humain, les experts expliquent que «les éléments issus du séquençage complet du génome du virus H5N1 HP, réalisé à l’Anses de Ploufragan, révèlent qu’il ne présente pas l'ensemble des déterminants connus pour favoriser la transmission des virus aviaires à l'homme : l’ensemble des segments analysés sont de type aviaire, ce qui permet de considérer comme quasi-nul le risque de transmission à l’homme ». Ils ajoutent que  les virus IA HP H5N1, H5N2 et H5N9 découverts ces derniers jours dans plusieurs départements de l’Hexagone « sont clairement différents des virus H5N1 hautement pathogènes de la lignée asiatique A/goose/Guandong/1/96 (qui a gagné l’Europe en 2006). Il convient de rappeler que ces derniers sont les seuls virus IA HP H5 décrits comme étant responsables des formes sévères chez l’homme ». Les experts rappellent en outre que le  risque d’exposition par ingestion, notamment par consommation d’aliments crus et cuits, tels que la viande de volaille, les œufs, les produits transformés, ou encore d’eau potentiellement contaminée, est considéré comme nul. Enfin, concernant le volet animal, l’Anses estime, en l’état actuel des connaissances, « que les deux hypothèses les plus probables sur l’origine des foyers détectés sont  la circulation chez les volailles d’IA faiblement pathogènes (FP) ayant muté en HP chez ces dernières, et, moins probablement, la circulation dans l’avifaune d’IA FP ayant muté en HP chez les volailles».

 

Nathalie Devos

Réagir à l'actualité

Pseudo :

 
Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation de Le Point Vétérinaire.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.

Formations e-Learning

Nouveau : Découvrez le premier module
e-Learning du PointVétérinaire.fr sur le thème « L’Épanchement thoracique dans tous ses états »

En savoir plus

L'infographie du mois

Boutique

Parce que l’échographie se démocratise et n’est plus réservée qu’au seul vétérinaire spécialiste, Hélène Kolb, Isabelle Testault, avec la collaboration de Delphine Rault et de Laure Gatel pour les chapitres ayant trait à l’appareil reproducteur, nous font partager dans cet ouvrage toute leur expertise en échographie abdominale du chien et du chat. L’aspect échographique normal et pathologique de chaque organe est décrit dans cet atlas de référence comprenant plus de 600 images.
Découvrir la boutique du Point Vétérinaire

Agenda des formations

Retrouvez les différentes formations, évènements, congrès qui seront organisés dans les mois à venir. Vous pouvez cibler votre recherche par date, domaine d'activité, ou situation géographique.

Calendrier des formations pour les vétérinaires et auxiliaires vétérinaires

En savoir plus

Newsletters


Ne manquez rien de l'actualité et de la formation vétérinaires.

S’inscrire aux Lettres vétérinaires
S’inscrire à La Lettre de l'ASV



En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d’intérêts.X
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...