H5N1 HP : risque zoonotique quasi nul, estime l’Anses

Nathalie Devos | 15.12.2015 à 14:03:44 |
poules
© D.R

Les résultats du séquençage total de la souche H5N1 hautement pathogène détectée dans le premier foyer en Dordogne révèle l’absence pour cette souche des principaux marqueurs de virulence de pathogénicité pour l’homme.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a été saisie le 27 novembre dernier par la Direction générale de l’alimentation (DGAl) et la Direction générale de la Santé (DGS) pour réaliser une expertise scientifique relative au risque ‘influenza aviaire’ (IA), suite à la découverte du premier foyer de sous type H5N1 hautement pathogène (HP) en Dordogne. L’Anses a rendu son avis le 14 décembre dernier.Concernant le volet humain, les experts expliquent que «les éléments issus du séquençage complet du génome du virus H5N1 HP, réalisé à l’Anses de Ploufragan, révèlent qu’il ne présente pas l'ensemble des déterminants connus pour favoriser la transmission des virus aviaires à l'homme : l’ensemble des segments analysés sont de type aviaire, ce qui permet de considérer comme quasi-nul le risque de transmission à l’homme ». Ils ajoutent que  les virus IA HP H5N1, H5N2 et H5N9 découverts ces derniers jours dans plusieurs départements de l’Hexagone « sont clairement différents des virus H5N1 hautement pathogènes de la lignée asiatique A/goose/Guandong/1/96 (qui a gagné l’Europe en 2006). Il convient de rappeler que ces derniers sont les seuls virus IA HP H5 décrits comme étant responsables des formes sévères chez l’homme ». Les experts rappellent en outre que le  risque d’exposition par ingestion, notamment par consommation d’aliments crus et cuits, tels que la viande de volaille, les œufs, les produits transformés, ou encore d’eau potentiellement contaminée, est considéré comme nul. Enfin, concernant le volet animal, l’Anses estime, en l’état actuel des connaissances, « que les deux hypothèses les plus probables sur l’origine des foyers détectés sont  la circulation chez les volailles d’IA faiblement pathogènes (FP) ayant muté en HP chez ces dernières, et, moins probablement, la circulation dans l’avifaune d’IA FP ayant muté en HP chez les volailles».

 

Nathalie Devos
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