Le virus H5N1 hautement pathogène de retour en France !

Nathalie Devos | 26.11.2015 à 17:09:10 |
Carte de France
© La Semaine Vétérinaire

Selon le Ministère de l’agriculture, cette souche, identifiée en Dordogne, déjà détectée en Europe, présentait jusqu'alors un profil faiblement pathogène.

Suite à une mortalité anormale de 22 volailles sur 32 dans une basse-cour, à Biras, en Dordogne (un élevage non commercial), des prélèvements, diligentés par la Direction départementale de la protection des populations (DDPP), ont été effectués. La confirmation d’un foyer d’influenza aviaire de sous type H5N1 hautement pathogène (IA HP) a été avérée dans la soirée du mardi 24 novembre dernier par l’agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Le séquençage de la souche est en cours mais il semble s’agir, selon le ministère de l’agriculture, d’une souche déjà détectée en Europe qui présentait jusqu'alors un profil faiblement pathogène. Notre ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, a immédiatement demandé à ses services d’activer le plan national d’intervention sanitaire d’urgence, conformément aux dispositions européennes et internationales. Ainsi, des zones de protection et de surveillance respectivement de 3 km et 10 km autour du foyer sont d’ors et déjà mises en place.
De son côté, le préfet de la Dordogne a tenu une conférence de presse le 25 novembre dernier, durant laquelle il a déclaré que tous les types d’oiseaux (poules, oies, oiseaux, canards, canaris, etc.) doivent être confinés. « Les autorités veulent éviter tout contact avec la faune sauvage. Dans ce secteur, les chats doivent aussi rester enfermés et les chiens tenus en laisse, car ils pourraient, s’ils sont au contact des volailles, devenir un facteur de contamination ». Les oiseaux vivants sont interdits sur les marchés de la zone la surveillance et ne doivent pas sortir des exploitations.
Pour sa part, la plateforme d’épidémiosurveillance précise que « les derniers foyers d’infection par le virus H5N1 datent de février 2015 et ont été identifiés dans la faune sauvage en Bulgarie. Il s’agissait alors d’une souche asiatique. La souche détectée en Dordogne, dont la caractérisation sera mieux connue à l’issue d’une dizaine de jours, est proche de souches circulant avec une faible pathogénicité en Europe et pas de cette souche asiatique. Il est donc possible que cette souche ait acquis récemment un caractère hautement pathogène à l’occasion d’un franchissement de barrière d’espèce (par exemple des anatidés vers les gallinacés) ». Dans ce contexte, cette souche ne serait pas nécessairement zoonotique mais elle en a le potentiel et il convient d’être prudent, l’Anses sera saisie en urgence sur cette question, ainsi que sur l’origine possible et le potentiel de diffusion.
Le virus H5N1 HP de l’influenza aviaire avait été détecté en 2006 dans l’Ain.

Nathalie Devos
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